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Architecture Militaire Au Moyen Âge

Architecture militaire au Moyen Âge

Catégorie:Architecture militaire du Moyen Âge
- Assommoir
- Barbacane
- Bastille
- Bretèche
- Château et châteaux forts
- Châtelet
- Courtine
- Créneau
- Donjon
- Échauguette
- Herse
- Hourd
- Lice
- Mâchicoulis
- Merlon
- Meurtrière
- Pont-levis
- Poterne Voir également Moyen Âge, Architecture

Catégorie:Architecture militaire du Moyen Âge

Catégorie:Architecture militaire Catégorie:Architecture au Moyen Âge

Assommoir


- Un assommoir est une arme servant à assommer son adversaire. Dans une place forte, il s'agit d'une trappe placée au dessus d'un couloir étroit permettant aux défendeurs de laisser tomber des projectiles divers sur l'assaillant. En langage populaire, ce terme peut également désigner une auberge de basse catégorie ;
- l'Assommoir est un roman d'Émile Zola appartenant à la saga des Rougon-Macquart.

Barbacane

On désignait pendant le Moyen Âge, par ce mot, un ouvrage de fortification avancé qui protégeait un passage, une porte ou poterne, et qui permettait à la garnison d'une forteresse de se réunir sur un point saillant à couvert, pour faire des sorties, pour protéger une retraite ou l'introduction d'un corps de secours. Une ville ou un château bien munis étaient toujours garnis de barbacanes, construites simplement en bois, comme les antemuralia, procastria des camps romains, ou en terre avec fossé, en pierre ou moellon avec pont volant, large fossé et palissades antérieures. La forme la plus ordinaire donnée aux barbacanes était la forme circulaire ou demi-circulaire, avec une ou plusieurs issues masquées par la courbe de l'ouvrage. forteresse Les armées qui campaient avaient le soin d'élever devant les entrées des camps de vastes barbacanes, qui permettaient aux troupes de combiner leurs mouvements d'attaque, de retraite ou de défense. Au moment d'un siège, en dehors des murs des forteresses, on élevait souvent des barbacanes, qui n'étaient que des ouvrages temporaires, et dans lesquels on logeait un surcroît de garnison. Mais, le plus souvent, les barbacanes étaient des ouvrages à demeure autour des forteresses bien munies. Parmi les barbacanes temporaires, une des plus célèbres est celle que le roi saint Louis fit faire pour protéger la retraite de son corps d'armée et passer un bras du Nil, après la bataille de la Massoure. Le sire de Joinville parle de cet ouvrage en ces termes : « Quant le roy et ses barons virent celle chouse, et que nul autre remède n'y avoit (le camp était en proie à la peste et à la famine), tous s'accordèrent, que le roy fist passer son ost devers la terre de Babilonne, en l'ost (1) du duc de Bourgoigne, qui estoit de l'autre part du fleuve, qui alloit à Damiette. Et pour retraire ses gens aisément, le roy fist faire une barbacane devant le poncel, dont je vous ai devant parlé. Et estoit faite en manière, que on pouvoit assez entrer dedans par deux coustez tout à cheval. Quant celle barbacane fut faite et apprestée, tous les gens de l'ost se armèrent ; et là y eut ung grand assaut des Turcs, qui virent bien que nous en allions oultre en l'ost du duc de Bourgoigne, qui estoit de l'autre part. Et comme on entroit en icelle barbacane, les Turcs frappèrent sur la queüe de nostre ost : et tant firent, qu'ils prindrent messire Errart de Vallery. Mais tantoust fut rescoux par messire Jehan son frère. Toutesfoiz le roy ne se meut, ne toute sa gent, jusques à ce que toute le harnois et armeures fussent portez oultre. Et alors passâmes tous après le roy, fors que messire Gaultier de Chastillon, qui faisoit l'arrière garde en la barbacane. Quant tout l'ost fut passé oultre, ceulx qui demourerent en la barbacanne, qui estoit l'arrière garde, furent à grant malaise des Turcs, qui estoient à cheval. Car ilz leur tiroient de visée force de trect, pour ce que la barbacanne n'estoit pas haulte. Et les Turcs à pié leur gecttoient grosses pierres et motes dures contre les faces, et ne se povoient deffendre ceulx de l'arrière garde. Et eussent été tous perduz et destruitz, si n'eust esté le conte d'Anjou, frère du roy, qui depuis fut roy de Sicille, qui les alla rescourre asprement, et les amena à sauveté. » Cette barbacane n'était évidemment qu'un ouvrage en palissades, puisque les hommes à cheval pouvaient voir par-dessus. Dans la situation où se trouvait l'armée de saint Louis à ce moment, ayant perdu une grande partie de ses approvisionnements de bois, campée sur un terrain dans lequel des terrassements de quelque importance ne pouvaient être entrepris, c'était tout ce qu'on avait pu faire que d'élever une palissade servant de tête de pont, pouvant arrêter l'armée ennemie, et permettre au corps d'armée en retraite de filer en ordre avec son matériel. (1) Ost = armée Source: Viollet-le-Duc Catégorie:Architecture au Moyen Âge Catégorie:Architecture militaire Catégorie:Histoire militaire du Moyen Âge Catégorie:Fortification

Bastille

] Une bastille (de l'ancien provençal bastida, qui a donné aussi « bastide ») est un ouvrage de fortification, bâti pour défendre une place. Il revêt souvent la forme d'un château fort à l'entrée d'une ville. Par extension, le terme peut désigner une ville neuve fortifiée, dans le Midi de la France. C'est également un ouvrage provisoire établi pour permettre le siège d'une ville (voir Poliorcétique). Spécialement, le nom désigne l'ancienne forteresse de la Bastille située à Paris, quartier Saint-Antoine, prise d'assaut le 14 juillet 1789. C'est aujourd'hui le nom :
- d'une place, où se trouve la colonne de Juillet, située sur l'emplacement de la forteresse,
- du théâtre national lyrique, l'Opéra de Paris-Bastille
- d'une station du métro parisien (ligne 5).
- d'une colline s'élevant au-dessus du centre-ville de Grenoble et sur laquelle s'élèvent d'anciennes fortifications ainsi qu'un téléphérique.

Bretèche

On désignait par bretèche, au Moyen Âge, un ouvrage de bois à plusieurs étages, crénelé, dont on se servait pour attaquer et défendre les places fortes. Quand il s'agit de l'attaque, la bretèche diffère du beffroi en ce qu'elle est immobile, tandis que le beffroi, ou tour de siège est mobile. La bretèche se confond souvent avec la bastide ; la dénomination de bretèche paraît être la plus ancienne. On disait, dès le , bretescher pour fortifier, garnir de créneaux de bois, ou de hourds. Source: Viollet-le-Duc Catégorie:Architecture au Moyen Âge Catégorie:Histoire militaire du Moyen Âge

Château

ja:城 sv:Slott Un château est une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son autorité au sein du fief. Les premiers châteaux étaient construits en bois souvent sur une élévation de terre (motte castrale), puis en pierre afin de résister aux nouvelles armes de guerre. On les appela les châteaux forts. À la Renaissance, les rois de France décidèrent de construire des châteaux non plus pour la défense mais pour leur agréement et leur confort. Les plus célèbres des châteaux de cette époque sont les châteaux de la Loire.

En Europe

Le château (ou chastel en vieux français) du Moyen Âge n'est pas le castellum romain ; ce serait plutôt la villa antique munie de défenses extérieures.
castellum Lorsqu'au , les Normands furent définitivement établis sur une partie du territoire de la France, ils construisirent des demeures fortifiées, et ces résidences conservèrent un caractère particulier, à la fois politique et féodal. Le château normand, au commencement de la période féodale, se distingue du château français ou franc ; il se relie toujours à un système de défense territorial, tandis que le château français conserve longtemps son origine germanique ; c'est la demeure du chef de bande, isolée, défendant son propre domaine contre tous, et ne tenant nul compte de la défense générale du territoire. Pour nous faire comprendre en peu de mots, le seigneur franc n'a pas de patrie, il n'a qu'un domaine ; tandis que le seigneur normand cherche, à la fois, à défendre son domaine et le territoire conquis par sa nation. Cette distinction doit être faite tout d'abord, car elle a une influence, non seulement sur la position de certaines demeures féodales, mais sur le système de défense adopté. L'équivalent normand du château franc est le manoir.

En Asie

France En Asie les châteaux ne possédaient pas de cour intérieure : ils formaient une sorte de maison de taille gigantesque. Les seigneurs japonais pouvaient ansi accueillir leurs nombreuses relations, leur garde personnelle, eux mêmes et toute leur famille. Le Japon, qui est resté un état féodal jusqu'à la fin du XIXième siècle, possède encore aujourd'hui de magnifiques châteaux, en parfait état de conservation puisque certains ont moins de 200 ans.

Voir aussi


- Liste des châteaux français par régions
- Château de Fontainebleau
- Château de Versailles
- Château de Pierrefonds
- Château de Vincennes ---- En marine, le château a la même fonction que son pendant terrestre. C'est la partie surélevée du navire. ---- Alcools: on parle de "châteaux" pour certains domaines vinicoles, même si le domaine ne possède pas de construction de type "château" à proprement parler. "Château" est aussi une bière belge de qualité (KASTEEL bier). La Château Brune se distingue par un léger goût de porto (mais pas la Château Blonde). ---- Château est aussi une commune française de Saône-et-Loire De nombreux autres lieux portent un nom commençant par Château.
-


Châteaux forts

Un château fort est un château fortifié de manière à pouvoir résister aussi bien à une attaque directe qu'à un siège.

Évolution des forteresses en Occident (X-XIII siècles)

La physionomie des châteaux forts a changé au cours du Moyen Âge parallèlement à l'évolution des techniques militaires et de siège (poliorcétique). La structure et l'ampleur des châteaux forts dépendent également des régions et du pouvoir de son propriétaire. On peut distinguer plusieurs étapes, dans l'ordre chronologique :

La motte féodale (deuxième moitié du X siècle / début du XI siècle)

motte féodale, d'après la Tapisserie de Bayeux]] Il s'agit d'une butte artificielle sur laquelle est aménagée une tour entourée d’une palissade et d'un large fossé. Les dimensions des mottes varient de 50 à 100 mètres de diamètre et d'une hauteur de 15 à 20 mètres. Dans les premiers temps, la tour était en bois et comportait un ou deux étages où l'on trouvait des réserves et la chambre du châtelain et de sa famille ; entouré d'une palissade aménagée sur une levée de terre et d'un fossé en haut. L'entrée pouvait se faire par pont amovible gardé par une porte et une tour en bois. Au pied de la butte s'étendait une basse cour avec des habitations, des écuries et des bâtiments agricoles. Certains sires érigeaient ces fortifications sans l'autorisation du prince : ce mouvement d'usurpation qui aboutira aux châtellenies du fut plus précoce dans le sud de la France. Dans la deuxième moitié du , le château à motte se multiplie et devient plus complexe en France. Il se diffuse en Allemagne et en Angleterre, après la conquête du duc Guillaume de Normandie. Elles se dotent alors d'une enceinte maçonnée au sommet de la motte. La tapisserie de Bayeux est une source iconographique de première importance pour la connaissance des mottes féodales. Elle peut être complétée par les données archéologiques. Ces constructions de bois présentaient l'avantage de pouvoir être rapidement reconstruites, après un incendie par exemple. Elles servaient de refuge aux paysans des alentours, au temps des invasions scandinaves. tapisserie de Bayeux

Premières forteresses en pierre (XI siècle)

La forteresse désigne un donjon en pierre entouré de remparts. Le donjon se développe surtout dans la deuxième moitié du . Dans l'empire, en Italie et en France du sud, de petites tours de trois ou quatre étages pouvaient se dresser seules et servir de refuge ou de poste de guet. Elles n'étaient pas protégées par une muraille. Les premiers grands donjons à base rectangulaire apparaissent dans la vallée de la Loire (Langeais, fin du ). Ils sont adoptés en Normandie puis en Angleterre et en Allemagne au cours du . Celui de Loches mesure 37 mètres de haut.

L'âge d'or du château

L'apogée du château fort proprement dit est le . On le désigne parfois sous l'expression « château roman ». Loches, Bretagne]]
- La courtine se dote de tours de flanquement à partir de 1160 ; elles sont d'abord rectangulaires, semi-circulaires et enfin circulaires. Elles sont de plus en plus nombreuses et rapprochées. Les tours circulaires résistent mieux aux mangonneaux et ne laissent aucun angle de tir mort. Le donjon voit sa fonction de défense se réduire. Mais il demeure le symbole du pouvoir seigneurial. Il disparaît dans certains cas (Carcassonne). Les bâtiments de la basse-cour se regroupent contre la muraille.
- Le donjon circulaire (comme au Louvre construit sous Philippe Auguste), devient la règle générale après 1150. Le seigneur et sa famille ont tendance à habiter dans un logis plus confortable situé dans l'enceinte.
- Les archères apparaissent fin pour faciliter le tir à l'arbalète.
- Grâce à la fortune des princes, les constructeurs utilisent de plus en plus la pierre. Cependant, le bois est toujours utilisé pour les défenses annexes : barbacanes, lices, bretèches, hourds…

Aménagements du XIII siècle

Enfin, le château fort se dote d'une double enceinte au : les deux remparts dégagent donc un espace intermédiaire appelé « lices ». Des tourelles sont construites pour ne pas laisser d'angles morts. Un chemin de ronde ainsi qu'un fossé plus large et plus profond sont aménagés. Pour se défendre contre les projectiles incendiaires, les toits sont couverts de plomb, les planchers sont remplacés par des voûtes de pierre. Le plan du château plus resserré et géométrique (carré pour le Louvre). Les princes et les rois font entourer leurs villes d'enceintes : Rouen, Paris, Laon, Aigues-Mortes, Provins, Angers
- Le développement de l'artillerie à poudre et la disparition des guerres féodales sonneront la fin des châteaux forts.

Fonctions du château fort occidental

Angers]] Le château et son donjon représentent l'autorité du seigneur ; avec l'émiettement de l'autorité publique au , les seigneurs châtelains se sont rendus maîtres des forteresses ou en ont érigé sans l'aval du roi. Ils choisissent un site en fonction de ses qualités défensives : un éperon rocheux (Château-Gaillard), une colline, une falaise… Le château doit pouvoir surveiller une frontière ou une vallée, un lieu de passage.

Description des fortifications

Les fortifications consistent principalement en un ou plusieurs murs d'enceinte, éventuellement cernés par des fossés ou des douves. Une douve intérieure peut à la fois assurer une protection contre le franchissement et une réserve d'eau en cas de siège. Les murs sont construits assez haut pour qu'un assaillant ne puisse les gravir aisément même à l'aide d'échelles et pour que lancer des projectiles par-dessus soit coûteux. Au sommet des murs court un chemin de ronde, sur lequel des soldats peuvent repousser une attaque en tirant par les créneaux, et assurer leur protection derrière les merlons, fendus d'une meurtrière leur permettant de décocher des traits, ou lancer des projectiles divers par les mâchicoulis. De plus, des tours peuvent être réparties aux angles et sur certaines portions de murs pour en défendre l'accès en réduisant les angles morts des tireurs.

Surveillance

mâchicoulisPour se prémunir d'une attaque surprise, et donc voir arriver l'ennemi de loin, ainsi que pour surveiller le pays environnant, les châteaux sont en général établis sur une hauteur. Pour faciliter la surveillance, des échauguettes étaient construites pour abriter les veilleurs : il s'agit d'une tourelle construite en encorbellement sur une courtine, à un angle de la muraille, ou bien sur une tour. C'est l'ancêtre de la guérite.

Entrée

Les portes d'entrées sont protégées par des herses et éventuellement un pont-levis permettant de franchir les fossés. L'accès principal peut de plus être protégé par une barbacane, petit châtelet, sorte de poste avancé de la fortification.

Le donjon

barbacane] Le château doit pouvoir résister à un siège qui peut durer longtemps. Grâce au curé d'Ardres (Lambert), nous avons une description précise de ce que pouvait abriter un donjon :
- Rez-de-chaussée : provisions, boissons, fourrage
- 1 étage : salle aulique qui sert aussi de chambre + petites pièces
- 2 étage : chapelle, chambres des enfants, des sergents et des domestiques
- Cuisines dans un bâtiment annexe
- Escaliers qui relient les étages Au début du Moyen Âge le donjon est la résidence du seigneur et de sa famille, le reste des bâtiments à l'intérieur des remparts est constitué de réserves, granges, étables organisées autour d'une vaste cour souvent appelée basse-cour.

Défense passive

Au centre de ces fortifications, le château proprement dit dispose de zones de réserves de nourriture et de fourrage, voire de parcelles cultivables. En cas d'attaque, les paysans de la seigneurie et les habitants du bourg castral pouvaient se réfugier à l'intérieur de l'enceinte : voilà pourquoi la basse-cour était immense et comportait un puits.

Le château symbole de pouvoir


- Au temps des invasions scandinaves, les populations s'en remettent à la protection des comtes et des ducs. Le roi carolingien est trop loin et impuissant face au danger. L'insécurité montant, les princes territoriaux font édifier des fortifications et acquièrent de plus en plus d'autonomie face au pouvoir central.
- À partir de la fin du dans le sud de la France, puis au ailleurs, les gardiens des châteaux s'emploient à être de plus en plus indépendants. Ces châtelains réussirent même en de nombreux endroits à se transmettre les châteaux de père en fils et à diriger librement leur petit territoire. Seuls le comte de Flandre et le duc de Normandie, hormis pendant quelques temps de crise de succession, parvinrent néanmoins à garder le contrôle de leur domaine. Le roi de France eut même à combattre certains de ces châtelains de son domaine : le lignage des Puiset en est un exemple.
- Ce pouvoir est surtout symbolisé par le donjon (tour aveugle, souvent ronde, constituant l'abri ultime en cas de siège)

Le château fort, cadre de la vie aristocratique et lieu de sociabilité

Puiset
- chapelle la chapelle du château est souvent le lieu de culte le plus vivant du village. Un clerc souvent lettré lui est associé. La famille du seigneur y assiste aux différentes messes et cérémonies religieuses. Sa décoration est le moyen pour le seigneur de démontrer sa foi et d'honorer ses ancêtres.
- centre de la seigneurie banale => justice
- centre de la seigneurie féodale => cour, justice féodale, cérémonies (adoubement, hommage), fêtes et banquets
- centre de la seigneurie foncière => lieu où arrivent les redevances

Liste des châteaux forts


- En France
  - Aigues-Mortes
  - Beynac
  - Bonaguil
  - Carcassonne « château cathare »
  - Castelnaud
  - Coucy
  - Château de Fougères (très bien conservé)
  - Château d'Ivry-la-Bataille
  - Château-Gaillard
  - Château de Gavaudun
  - Château de Bonaguil (Château militaire du )
  - Château de Culan (château militaire)
  - Château du Haut-Kœnigsbourg à Orschwiller (Bas-Rhin) construit au
  - Château de Larroque-Toirac
  - Château de Lusignan (sans doute un des plus grands châteaux forts contruits en France actuellement peu de restes : parc de Blossac)
  - Montségur « château cathare »
  - Najac « forteresse royale »
  - Pierrefonds
  - Roquetaillade
  - Château de Salm
  - Château de Sarzay
  - Château de Saumur
  - Vincennes
  - Vitré
- En Belgique
  - Bouillon
  - Château des comtes de Flandres, Gand
  - Le Reinhardstein ou Burg Metternich à Waimes
- En Scandinavie
  - Fort de Bohus à Kungälv (Suède)
  - Fort de Carlsten à Marstrand (Suède)
  - Château de Kalmar (Suède)
  - Château de Gripsholm (Suède]]
  - Château de Savonlinna (Finlande)
  - Forteresse d'Akershus à Oslo (Norvège), a aujourd'hui un aspect Renaissance

Liens


- Wikipédia en anglais propose une très belle série de photographies libres de droit : Images of castles
-


Courtine

Courtine - Partie de parapet reliant deux tours bastion constituant les fortifications d’un château médiéval. Catégorie:Élément d'architecture

Créneau

Catégorie:Architecture militaire Aujourd'hui, on ne désigne par le mot créneau (anciennement quernal, aquarniau, carnel ou créniau) que les vides pratiqués dans un parapet pour permettre aux défenseurs des murailles de voir les assaillants et de leur lancer des projectiles. Mais au Moyen Âge, on entendait par créneau toute ouverture pratiquée au sommet d'une tour ou d'une courtine, couverte ou découverte, et qui servait à la défense. Nous reprenons la dénomination employée pendant le Moyen Âge, et nous parlerons des créneaux, couverts ou découverts, libres ou fermés par des volets.
Disons d'abord que les intervalles pleins laissés entre les créneaux sont les merlons, car il n'y a pas de créneaux sans merlons, comme il n'y a pas de fenêtres sans trumeaux. Cependant, il est certain qu'au Moyen Âge, on donnait le nom de créneau indistinctement aux vides laissés entre les merlons ou aux merlons eux-mêmes. Carnel est évidemment ici le merlon, car on ne s'appuie pas contre un vide. Quoiqu'il en soit, et comme nous prenons autant que possible les dénominations adoptées généralement, il est entendu que, pour nous, le créneau est le vide, et le merlon désigne le plein. Les dimensions des crénelages étant données par la taille de l'homme, ces dimensions varient peu: les merlons ont toujours à peu près deux mètres de hauteur pour pouvoir garantir complètement les défenseurs. Les appuis des créneaux sont à un mètre du sol du chemin de ronde, et leur largeur varie d'un mètre à soixante-dix centimètres. Quant aux largeurs des merlons, elles sont très variables; nous allons voir pourquoi. Les créneaux qui couronnent les fortifications gallo-romaines sont percés habituellement dans des parapets d'une épaisseur assez forte, 50cm environ, construits en moellons taillés et en brique, couronnés par une dalle de recouvrement formant une saillie tout autour du merlon, ainsi que l'indique la figure 1.
image:Creneau1.png
Les merlons n'ont alors que la largeur suffisante pour cacher un seul homme. Ces dispositions étaient données par le système de défense de cette époque. Il ne paraît pas que les Romains aient employé l'arbalète à main, ils avaient des archers, des frondeurs, et chaque défenseur, muni de ces deux armes, avait son merlon pour se mettre à couvert pendant qu'il s'apprétait à tirer. Il était donc naturel alors de multiplier, autant que faire se pouvait, les merlons et les créneaux. Les murailles antiques de la ville de Pompei, bâties sous la République, et qui sont plus grecques que romaines, présentent des crénelages dont chaque merlon est muni d'une traverse en pierre pour garantir le tireur contre les traits tirés obliquement. Chaque archer possédait ainsi sa cellule percée d'un créneau (figure 2). Ce système de crénelages paraît ne pas avoir été suivi sous les Romains de l'Empire: ceux-ci se contentaient du crénelage que nous avons tracé figure 1.
image:Creneau2.png
Jusque vers la fin du , il ne semble pas qu'on ait apporté des modifications sensibles à ces crénelages romains. À cette époque, les expéditions en Orient firent connaître des moyens de défense et d'attaque relativement perfectionnés. Les Byzantins, et par suite les Arabes, possédaient des machines de guerre qui faisaient l'admiration des occidentaux, en même temps qu'elles jetaient la terreur dans leurs rangs; les murs de leurs places fortes étaient bien munis, bien défendus. Aussi est-ce après les premières croisades que l'on voit, en Occident, le système de la défense supérieure des tours et des murs se modifier totalement. Non seulement le système de crénelage est changé, mais il se combine avec le système de mâchicoulis mobiles en bois, connus sous le nom de hourds. Les merlons s'allongent, les créneaux deviennent plus espacés et, entre eux, au milieu des merlons, de petites ouvertures (archières) sont pratiquées pour le tir de l'arbalète à main; on évite avec grand soin ces tablettes saillantes qui couronnaient les merlons antiques, car ces saillies facilitaient l'escalade ou donnaient prise aux grappins que les assaillants jetaient au sommet des murailles pour renverser les parapets.

Autre sens

De nos jours, le mot créneau est aussi utilisé pour representer un laps de temps donné, une ouverture du temps permettant une action donnée. Source : Viollet le Duc

Échauguette

Catégorie:Architecture militaire L’échauguette (ou eschauguette, eschargaite, escargaite, eschelgaite, esgaritte, garite) désignait, au Moyen Âge, la sentinelle. Actuellement, le terme désigne la petite construction destinée à abriter, dans un château-fort, le veilleur surveillant le pays sur un large horizon. château-fortAux XIVe, XVe et , dans le nord de la France, les petites loges destinées aux sentinelles, sur les tours et les courtines, sont appelées indiféremment garites, escharguettes, pionnelles, esgarittes, maisoncelles, centinelles ou sentinelles, hobettes1. Ainsi le poste prend le nom de la qualité de ceux qu’il abrite. Dans les plus anciennes fortifications du Moyen Âge, il y avait des échauguettes. Il est à croire que ces premières échauguettes étaient en bois, comme les hourds, et qu’on les posait en temps de guerre. Tous les couronnements de forteresses antérieures au étant détruits, nous ne pouvons donner une idée de la forme exacte de ces échauguettes primitives ; lorsqu’elles ne consistaient pas seulement en petites loges de bois, mais si elles étaient construites en maçonnerie, ce n’étaient que de petits pavillons carrés ou cylindriques couronnant les angles des défenses principales, comme ceux que nous voyons au sommet du donjon du château d’Arques. Les premières échauguettes dont nous trouvons des exemples ne sont pas antérieures au ; alors on les prodiguait sur les défenses ; elles sont ou fermées, couvertes et munies même de cheminées, ou ne présentent qu’une saillie sur un angle, le long d’une courtine, de manière à offrir un petit flanquement destiné à faciliter la surveillance, à poser une sentinelle, une guette. C’était particulièrement dans le voisinage des portes, aux angles des gros ouvrages, au sommet des donjons, que l’on construisait des échauguettes. La construction de fortifications par Vauban continue d’utiliser des échauguettes. :« Servanz i mist è chevaliers, :Et eschargait es è portiers, :Puis est repairiez à Danfront.2 :Ses eschauguettes a li rois devisé ».3 mais aussi la garde, le poste : :« Par l’escargaite Droom le Poitevin, :le fil le roi en laissa fors issir. »4 On disait escargaiter pour garder, épier : :« L’Ost escargaïte Salemon li Senés. »5 D’après : Viollet le Duc. ----
- 1 : Roman de Garin le Loherain. La leçon eschargaite est préférable ; elle est employée dans le même roman: :« De l’échargaite, por Dieu, qu’en sera-t-il ? » Ce mot est formé de scara, interprété dans les monuments du par turma, acies et de wachte, garde. Scaraguayta.
- 2 : Roman d'Ogier l'Ardenois, vers 1122 et suivants.
- 3 : Ibid. vers 10736.
- 4 : Archives de Béthune, de Péronne, de Noyon. Voir Les artistes du nord de la France aux XIVe, XVe et XVIe siècles, par AL de la Fons, baron de Mélicocq. Béthine, 1848.
- 5 : Le Roman de Rou, vers 9519 et suivants.


Herse


- En agriculture, une herse est un engin permettant un travail superficiel du sol.
- Au théâtre, une herse est une galerie lumineuse, permettant d'éclairer la scène.
- En architecture, une herse est un dispositif de défense d'une porte d'entrée dans une construction fortifiée.

Lice


- Lices, espaces intermédiaires formés par les deux remparts d'un château fort.
- Lices, désignait sous l'Ancien Régime des terrains vagues de part et d'autre du mur d'enceinte de la ville de Marseille.
- La place des Lices est un square à Saint-Tropez
- La lice est la femelle du chien de chasse.
- Une lice est également une pièce de métier à tisser.

Merlon (fortification)

Merlon, terme d’architecture qui désigne les parties pleines d'un parapet situées entre deux créneaux. Catégorie:Élément d'architecture Catégorie:Architecture militaire

Pont-levis

Un pont-levis est un pont en bois escamotable utilisé dans les fortifications. Baissé, il permettait de franchir la coupure du fossé, en temps normal. En cas d'attaque il était alors relevé et constituait un protection suplémentaire de la herse fermant la porte d'entrée du château fort.

lien externe

http://www.passionchateaux.com/lexique.htm Catégorie:architecture militaire

Poterne

Une poterne est une petite porte qui était intégrée aux murailles d'une fortification, de façon discrète et qui permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant. Catégorie:Architecture militaire

Architecture

ko:건축 ms:Seni bina ja:建築学 simple:Architecture th:สถาปัตยกรรมศาสตร์ Catégorie:Architecture Catégorie:Architecture

Généralités

Le terme architecture possède plusieurs sens.
- Tout d'abord, il désigne une discipline qui associe art et science et qui est celle de l'architecte. Cette discipline concerne la conception et la construction d'espaces (que ce soient des villes, des bâtiments, des intérieurs, des paysages, du mobilier, des objets, des espaces virtuels...).
- D'un autre côté, il désigne également l'étude et la classification des constructions, que leur conception ait été réfléchie ou non.
- L' architecture navale forme une discipline bien particulière, et désigne la conception des embarcations de toutes tailles et catégories. En particulier certains architectes navals se sont spécialisés dans la conception des bateaux de plaisance et de compétition.
- Par extension, le terme darchitecture est également utilisé pour désigner la conception ou l'acte de concevoir des systèmes d'objets complexes, comme par exemple l'architecture logicielle, l'architecture informatique, etc. Dans ce cas, on fait référence à la structure générale du système. Cet article ne traite pas de ces deux derniers sens du mot. ---- L'intérêt et le sens de la discipline architecturale ont évolué à travers le temps. architecture informatique D'après le traité le plus ancien que nous connaissions sur le sujet, De Architectura de Vitruve, l'architecture repose sur une combinaison harmonieuse et équilibrée de trois principes :
- Beauté (
Venustas)
- Solidité (
Firmitas)
- Utilité (
Utilitas). Cette trinité est restée au fil du temps, mais les termes ont changé, alors qu'on mettait l'accent sur d'autres aspects de ces trois critères, comme indiqué sur le tableau suivant :

Traité de Vitruve

Selon les propres écrits de Vitruve : :«
L'architecture est une science qui embrasse une grande variété d'études et de connaissances ; elle connaît et juge de toutes les productions des autres arts. Elle est le fruit de la pratique et de la théorie. La pratique est la conception même, continuée et travaillée par l'exercice, qui se réalise par l'acte donnant à la matière destinée à un ouvrage quelconque, la forme que présente un dessin. La théorie, au contraire, consiste à démontrer, à expliquer la justesse, la convenance des proportions des objets travaillés. :Aussi les architectes qui, au mépris de la théorie, ne se sont livrés qu'à la pratique, n'ont pu arriver à une réputation proportionnée à leurs efforts. Quant à ceux qui ont cru avoir assez du raisonnement et de la science littéraire, c'est l'ombre et non la réalité qu'ils ont poursuivie. :Celui-là seul, qui, semblable au guerrier armé de toutes pièces, sait joindre la théorie à la pratique, atteint son but avec autant de succès que de promptitude. » ::N.B. : l'intégralité du texte de Vitruve est disponible sur le site [http://gallica.bnf.fr/ Gallica] de la Bibliothèque nationale.

Période contemporaine

Aujourd'hui, elle est marquée à jamais du sceau de la reconstruction qui suivit la Première Guerre mondiale, qui signifia l'arrêt en Occident de l'artiste-architecte et le début du règne de l'ingénieur-industriel concevant le bâtiment suivant des produits normalisés et restreints dans leur utilisation. La nouvelle génération d'architectes est prête à tenir compte des erreurs de ses anciens et à offrir à l'Homme une architecture digne et créative et non plus un garage pour ses voitures.

Domaines de l'architecture

L'architecture englobe de nombreuses idées et de nombreux métiers, de la conception et de la fabrication de pièces de charpenterie jusqu'à la construction de maisons, d'hôpitaux, d'aéroports, de villes, voire de régions entières... Du fait de cette vaste étendue, l'architecture a été segmentée pour être mieux étudiée, comprise et ouverte aux autres corps de métier :
- l'urbanisme
- science de la conception
- les architectes célèbres
- les formes d'architecture
- les périodes de l'architecture
- une évolution de l'architecture : l'arcologie L'un des prix le plus prestigieux qu'un architecte puisse recevoir est le Prix Pritzker. D'un point de vue historique, les écoles d'architecture les plus célèbres sont :
- au XIX siècle : École des Beaux-Arts, à Paris (jusqu'en 1968)
- dans la première moitié du XX siècle Bauhaus, à Weimar, Dessau, et Berlin On parle également de l'école de Chicago mais il ne s'agissait pas d'un lieu d'enseignement :

Bibliographie


- Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, Eugène Viollet-le-Duc, 1856

Voir aussi


- Architectes célèbres
- Architecture monumentale et communication politique
- Base Mérimée
- Bois matériau de construction
- Design
- Glossaire de l'architecture
- Liste de constructions
- Liste des urbanistes célèbres
- Les prix d'architecture
- Urbanisme
- Patanè Giuseppe. Architecte, né à Genève en 1922, prix ville de Rome 1967, auteur de nombreux articles d'architecture. Bibliographie complète dans M. Patanè RES familiares,Ed. Tellus Nostra, Genève, 2001.

Liens externes


- [http://www.aroots.org/notebook/rubrique27.html l'énorme efficacité des architectes]
- [http://www.dubois-sanaoui.com L'architecture à vocation sociale] - attention, cette page est au format flash
- [http://www.archicool.com Archi-cool, site de référence]
- http://fr.structurae.de/index.cfm Galerie et base de donnée internationale d'ouvrages d'art
- [http://www.dominique-aubier.org/france/pressbook/capelle-montredon.html architecture romane]
- [http://www.biotic-constructions.cjb.net La construction biotique]

Rishiri District, Hokkaido

Rishiri (利尻郡; -gun) is a district located in Soya Subprefecture, Hokkaido, Japan. The district consists of Rishiri Island, in the Sea of Japan to the west of the northern tip of Hokkaido. As of 2004, the district has an estimated population of 5,525 and a density of 30.33 persons per km². The total area is 182.18 km².

Towns and villages


- Rishiri
- Rishirifuji Category:Districts in Hokkaido Prefecture ja:利尻郡

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