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Échauguette

Échauguette

Catégorie:Architecture militaire L’échauguette (ou eschauguette, eschargaite, escargaite, eschelgaite, esgaritte, garite) désignait, au Moyen Âge, la sentinelle. Actuellement, le terme désigne la petite construction destinée à abriter, dans un château-fort, le veilleur surveillant le pays sur un large horizon. château-fortAux XIVe, XVe et , dans le nord de la France, les petites loges destinées aux sentinelles, sur les tours et les courtines, sont appelées indiféremment garites, escharguettes, pionnelles, esgarittes, maisoncelles, centinelles ou sentinelles, hobettes1. Ainsi le poste prend le nom de la qualité de ceux qu’il abrite. Dans les plus anciennes fortifications du Moyen Âge, il y avait des échauguettes. Il est à croire que ces premières échauguettes étaient en bois, comme les hourds, et qu’on les posait en temps de guerre. Tous les couronnements de forteresses antérieures au étant détruits, nous ne pouvons donner une idée de la forme exacte de ces échauguettes primitives ; lorsqu’elles ne consistaient pas seulement en petites loges de bois, mais si elles étaient construites en maçonnerie, ce n’étaient que de petits pavillons carrés ou cylindriques couronnant les angles des défenses principales, comme ceux que nous voyons au sommet du donjon du château d’Arques. Les premières échauguettes dont nous trouvons des exemples ne sont pas antérieures au ; alors on les prodiguait sur les défenses ; elles sont ou fermées, couvertes et munies même de cheminées, ou ne présentent qu’une saillie sur un angle, le long d’une courtine, de manière à offrir un petit flanquement destiné à faciliter la surveillance, à poser une sentinelle, une guette. C’était particulièrement dans le voisinage des portes, aux angles des gros ouvrages, au sommet des donjons, que l’on construisait des échauguettes. La construction de fortifications par Vauban continue d’utiliser des échauguettes. :« Servanz i mist è chevaliers, :Et eschargait es è portiers, :Puis est repairiez à Danfront.2 :Ses eschauguettes a li rois devisé ».3 mais aussi la garde, le poste : :« Par l’escargaite Droom le Poitevin, :le fil le roi en laissa fors issir. »4 On disait escargaiter pour garder, épier : :« L’Ost escargaïte Salemon li Senés. »5 D’après : Viollet le Duc. ----
- 1 : Roman de Garin le Loherain. La leçon eschargaite est préférable ; elle est employée dans le même roman: :« De l’échargaite, por Dieu, qu’en sera-t-il ? » Ce mot est formé de scara, interprété dans les monuments du par turma, acies et de wachte, garde. Scaraguayta.
- 2 : Roman d'Ogier l'Ardenois, vers 1122 et suivants.
- 3 : Ibid. vers 10736.
- 4 : Archives de Béthune, de Péronne, de Noyon. Voir Les artistes du nord de la France aux XIVe, XVe et XVIe siècles, par AL de la Fons, baron de Mélicocq. Béthine, 1848.
- 5 : Le Roman de Rou, vers 9519 et suivants.

Catégorie:Architecture militaire

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Moyen Âge

Le Moyen Âge occidental est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on fait commencer le Moyen Âge en 476, à la déposition du dernier empereur romain d'Occident par un chef barbare et il s'achève en 1453, avec la prise de Constantinople et la chute de l'Empire romain d'Orient, ou en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la fin de la Reconquista en Espagne. Le terme « Moyen Âge » a été inventé par Flavio Biondo de Forlì. En français, l'adjectif correspondant à Moyen Âge est médiéval. Moyenâgeux, quant à lui, est péjoratif. L'histoire du Moyen Âge, en tant que discipline, se nomme aussi « Histoire médiévale ». Un historien qui étudie le Moyen Âge est appelé « médiéviste ». péjoratif

Précisions lexicales

Les limites exactes du Moyen Âge font l'objet de débats entre historiens. Les différentes périodes de l’Histoire ont eu des significations précises et pleines de sens à un moment donné, mais qui, au fil du temps, sont devenues des conventions. Le terme « Moyen Âge » provient d’une expression latine « medium aeuum » qui désigne une période intermédiaire entre deux événements. Exemples : entre-deux-guerres, interrègne. Cette expression classique est reprise au par les humanistes et notamment par Pétrarque (« prince des humanistes ») en 1373. Elle possède à ce moment deux significations :
- Acception philosophique désignant une opposition entre le latin classique et le médio latin, le latin du Moyen Âge. Ce dernier doit être rejeté pour revenir au latin de l’Antiquité, qui, lui, est plus pur.
- Sens culturel et artistique désignant une opposition entre l’art antique et celui du Moyen Âge, art appelé au « art gothique ». Pour les humanistes, le Moyen Âge est une période barbare entre deux autres périodes d’Antiquité. Ils préconisent la pureté antique. La diffusion de ce terme est assez lente et se fait dans un premier temps chez les intellectuels, car il est en latin. Par après, il perdra progressivement de sa connotation négative. Au (vers 1640), le terme sera employé en français et il sera dès lors grandement diffusé. En 1687, Christophe Keller est le premier à périodiser l’histoire dans son petit manuel d’histoire, Histoire du Moyen Âge depuis le temps de Constantin le Grand jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs donc, du au . Pour lui, le terme n’a aucune connotation négative. Au , il se répand dans toute l’Europe cultivée. En 1798, il entre dans le dictionnaire de l'Académie française sous la définition « temps qui s’est écoulé depuis Constantin jusqu’à la renaissance des Lettres au ». Au , il se répand partout même dans la langue commune pour plusieurs raisons :
- l'installation de l’enseignement primaire obligatoire ;
- le développement du romantisme ;
- le développement de la philosophie et de l’Histoire dans les universités, principalement en Allemagne : Monumenta Germaniae Historia. Le est couramment appelé « siècle de l’Histoire ». Notre notion de critique historique est le fruit d’une démarche allemande. Au , l’engouement pour le Moyen Âge diminue. Ce terme a été exporté des frontières de l’Europe et désigne actuellement une période dans la vie d’une société, à savoir un certain degré de société caractérisé par une société agraire dominée par une caste de guerriers. Par exemple, au Japon, la culture de riz dirigée par les samouraïs, eux-mêmes dirigés par les shoguns jusqu’au milieu du où commence l’ère Meiji.

Quelles limites pour le Moyen Âge ?

Limites extrêmes

ère Meiji] Afin de découper l'histoire en périodes cohérentes, les historiens ont tenté de s'appuyer sur des événements majeurs illustrant ou provoquant une modification profonde de la politique et de la société. Mais il est rare qu'il y ait un consensus sur telle ou telle date pour définir une limite de période. C'est le cas en ce qui concerne les limites du Moyen Âge, particulièrement son commencement. Les plus communément admises vont de la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, jusqu'à 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la chute de Grenade (fin de la Reconquista). Mais d'autres dates repères sont possibles, pour le début du Moyen Âge :
- le déménagement de la capitale de l'Empire romain de Rome à Constantinople (330) marque le début de sa division ;
- la conversion de l'empereur Constantin I au christianisme — survenue à sa mort, en 337 – annonce le triomphe de cette religion aux dépends du paganisme antique ;
- la bataille d'Andrinople (378) sanctionne l'avènement de la cavalerie lourde et le déclin des troupes d'infanterie, marquant ainsi le commencement d'un millénaire de supériorité de la cavalerie sur l'infanterie ;
- la reconnaissance par Théodose du christianisme comme religion d'État (396), qui correspond également à la date de la séparation entre l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient, qui survit au Moyen Âge ;
- le sac de Rome par les Wisigoths d'Alaric Ier (410) marque la supériorité des envahisseurs barbares. envahisseurs barbares] Ces différentes options indiquent combien une césure événementielle claire est difficile à trouver pour marquer le début du Moyen Âge : par certains traits, l'Empire romain avait déjà fortement changé avant la fin de l'Antiquité. Par exemple, les empereurs du abandonnent la toge et les tuniques classiques, adoptant les braies des légionnaires, majoritairement d'origine celte ou germanique. C'est également au que l'amphore est abandonnée pour le tonneau, bien plus économique. Enfin, c'est à cette époque que nombre de peuples barbares deviennent fédérés, établissant des relations durables avec le monde romain. L'Empire romain avait donc déjà perdu certains caractères antiques. L'unité politique, monétaire, linguistique et culturelle du monde romain sur le grand territoire que représente la Méditerranée a subi trois disloquations: # sur l'axe Est-Ouest, puisque la division d'abord uniquement administrative de l'Orient et de l'Occident est devenue très politique; # sur l'axe Nord-Sud, puisque les Vandales, puis les Arabes conquièrent l'Afrique du Nord; # interne, puisque l'Europe se scinde en plusieurs entités nationales. Aussi, certains historiens – en premier lieu l'historien allemand A. Riegl au début du – ont repoussé la limite d'une période dénommée « Antiquité tardive » (Spätantike), en mettant justement l'accent sur la permanence de traits caractéristiques de la fin de l'Antiquité jusqu'au règne de Charlemagne. Une telle conception s'est d'abord imposée chez les historiens des « franges » du monde romain, où sa pertinence était plus évidente. À l'inverse, en France, il fallut attendre 1977 avec Henri-Irénée Marrou (dans Décadence romaine ou Antiquité tardive ?) pour qu'on s'interroge sur l'utilité d'une telle période, notamment pour mettre fin à l'appellation péjorative de « Bas Empire ». Et aujourd'hui encore, histoire ancienne et médiévale se partagent la connaissance des temps qui vont du au . Pour la fin du Moyen Âge, d'autres dates que 1492 ont été proposées, mais fondamentalement elles ne remettent pas en cause la limite supérieure de la période :
- la chute de Constantinople (1453), qui est la fin de l'Empire byzantin et l'entrée de l'empire ottoman (turc) sur l'échiquier européen (utilisée en histoire de l'art surtout) ;
- l'invention de l'imprimerie à caractères métalliques mobiles par Gutenberg (1456), dont aurait découlé une révolution culturelle selon Marshall McLuhan dans La Galaxie de Gutenberg (privilégiée par l'historiographie allemande)
- la promulgation par Martin Luther de ses 95 thèses (1517), qui marque les débuts de la Réforme qui fera voler en éclats la relative unité religieuse de l'Occident médiéval. La fin du Moyen Âge est également marquée par l'instauration d'États ultra-centralisés gouvernés par les grandes monarchies: ;France: François I (1515-1547) ;Espagne: Charles Quint (1515-1555) ;Angleterre: Henri VIII (1509-1547) ;Empire ottoman: Soliman le Magnifique (1520-1566)

Découpages internes

Soliman le Magnifique] Le Moyen Âge est traditionnellement subdivisé entre Haut Moyen Âge et Bas Moyen Âge. Cependant, les historiens proposent d'autres découpages :
- Régine Pernoud (1) : Le Haut Moyen Âge (de la chute de l'Empire romain à Charlemagne), l'époque carolingienne, l'âge féodal (milieu du à la fin du ) et le Moyen Âge pour les et s.
- Jacques Le Goff (2) : L'Antiquité tardive (jusqu'au ), le Moyen Âge central (An Mil-1348, la Grande Peste) et le Moyen Âge tardif (guerre de Cent Ans-Réforme).
- Ivan Gobry (3) distingue le Moyen Âge ancien (du au ), pendant lequel les peuples se déplacent ainsi que les frontières. C'est aussi la période d'expansion des Francs, avec l'apogée de l'empire de Charlemagne (800-814). Puis arrive le Moyen Âge récent ( au ) au cours duquel ont lieu la Reconquista en Espagne, la constitution puis l'effondrement de l'État Plantagenêt et l'affirmation de la dynastie capétienne.
- Robert Fossier (4) : Les Mondes Nouveaux (350-950), l'Eveil de L'Europe (950-1250) où les influences du monde byzantin et musulman demeure prépondérant dans l'occident chrétien qui se cherche et qui construit la féodalité , puis Le Temps des Crises (1250-1520) de la perte des possessions en Terre Sainte aux Guerres de Religions en passant par la conquête du Nouveau Monde. Il en ressort que l'appréciation de ces limites est fortement liée aux références géographiques ou thématiques de l'historien. Cependant, la distinction d'une période centrale qui s'étendrait des environs de 1000 jusqu'à la grande épidémie de peste en 1348 paraît pertinente en raison de la permanence de traits de civilisation majeurs et de l'avènement d'une société fortement structurée, prospère et en expansion dans l'Occident d'alors. L'expression « civilisation médiévale » (s'agissant de l'Occident et sans autre précision) correspond à cette période. Voir aussi : Antiquité tardive

Principales caractéristiques de l'Occident médiéval

Antiquité tardive

La royauté médiévale

À l'époque de la disparition du dernier empereur d'Occident (), les rois barbares ont implanté une nouvelle forme de pouvoir, jetant les bases de la royauté médiévale. Le roi du Moyen Âge prend sous sa protection son peuple : pendant le haut Moyen Âge et encore au Moyen Âge classique, les sources écrites évoquent le roi des Francs (rex francorum), par exemple. Quelques-uns de ces rois sont sacrés (le roi des Wisigoths, le roi des Francs à partir de 752). Et surtout, le roi du Moyen Âge gouverne en étroite collaboration avec le clergé chrétien. Le pape renforce sa puissance et devient un véritable monarque.

La vassalité

pape]] La vassalité existait déjà pendant le Haut Moyen Âge. Le système évolue en relations féodo-vassaliques au cours du . La cérémonie suit des règles très précises. Le vassal avance devant son futur seigneur la tête nue en signe de respect. Il s'agenouille, devant lui, pour lui exprimer son humilité, les mains jointes. Le seigneur les prend entre les siennes et le relève. Le jeune vassal reçoit un legs (le plus souvent une terre ou un droit de prélever des taxes sur un pont par exemple). Il jure, sur les saintes écritures ou sur une relique, sa fidélité au seigneur.

Les progrès techniques


- Le moulin hydraulique se répand dans l'Occident médiéval dès l'époque carolingienne.
- L'introduction de la jachère, puis l'assolement triennal permettent d'accroître la productivité de l'agriculture.
- Les rendements s'améliorent à partir de 1000 grâce à la diffusion d'outils en fer et à l'essor de la charrue.
- La technique d'attelage : le collier d'épaules remplace le « collier de cou » et permet de tirer des charges plus lourdes.

La ville

charrue
- La vocation militaire de la ville décline au profit du château-fort mais elle-même s'enferme derrière des murailles.
- La civilisation urbaine (mise à mal durant l'Antiquité tardive) connaît un nouvel essor au Moyen Âge central. La ville redevient le lieu du pouvoir et les capitales se développent (Paris sous Philippe Auguste).
- Les villes deviennent des centres de production et connaissent l'émergence d'une nouvelle couche sociale : la bourgeoisie ; auparavant, les villae (grands domaines ruraux) jouaient ce rôle (de l'Antiquité jusqu'à la fin de la période carolingienne).

L'éducation et la culture


- Au temps de Charlemagne (mort en 814), la renaissance carolingienne entend restaurer le latin classique. L'abbaye de Saint-Martin de Tours constitue l'un des foyers de cette renaissance, et grâce à l'action d'Alcuin. La caroline est mise au point pour faciliter l'écriture. L'empereur s'attache à réformer les écoles. On y apprend les arts libéraux.
- Les monastères sont pendant longtemps les dépositaires de la culture écrite au Moyen Âge. La règle bénédictine impose en effet aux moines le travail intellectuel : les copistes travaillent à la production des livres dans les scriptoria. Les écoles monastiques sont cependant concurrencées par les écoles épiscopales au , puis par les universités au . Voir l'article détaillé : Éducation au Moyen Âge.
- Dès le , la scolarisation des enfants se développe dans les villes, y compris celle des filles (auparavant l'enseignement était réservé aux clercs). Éducation au Moyen Âge

La guerre

Éducation au Moyen Âge
- Le Moyen Âge central est l'âge de la chevalerie, marqué par la supériorité de la cavalerie sur l'infanterie. Le service armé, appelé ost, fait partie des obligations du vassal envers son seigneur.
- À la fin du Moyen Âge, les armes de tir (arc long anglais, puis armes à feu) annoncent la fin de la chevalerie.
- Les premiers châteaux forts en pierre apparaissent à la fin du . Un grand nombre de villes médiévales sont entourées de remparts (Paris, Rouen, Carcassonne).

L'art


- L'art médiéval est essentiellement un art religieux : aux églises romanes succèdent les grands chantiers des cathédrales gothiques.
- L'art des manuscrits s'est aussi développé durant le Moyen Âge avec des enluminures et des miniatures en marge des textes sacrés ou liturgiques.
- Voir aussi : mobilier médiéval

La religion chrétienne

Le christianisme est au cœur de l'histoire médiévale : il modèle l'idéologie de la période, principalement en raison de son universalisme et à cause de la montée en puissance de l'Église catholique organisée autour de la papauté de Rome. Les frontières de l'occident médiéval qui échappe à toute unité politique, se confondent aussi avec celles de la chrétienté. Devenu religion d'État dans l'Empire romain pendant l'Antiquité tardive (à partir de l'édit de Milan, en 313), le christianisme, en effet, se diffuse au haut Moyen Âge à partir de plusieurs foyers : l'Irlande, les royaumes francs, les royaumes anglo-saxons et Rome. La dilatation de la chrétienté s'accompagne de la mise en place de la hiérarchie ecclésiastique — lÉglise en venant à désigner cette dernière — et la papauté, qui se hisse à la tête de celle-ci, devient un des principaux pouvoirs en occident : l'évêque de Rome, dont l'autorité spirituelle s'appuie sur la primauté du siège de l'apôtre Pierre, devient le souverain pontife. Cette évolution est lente (V – ) et se heurte à de nombreux obstacles :
- en premier lieu, à des résistances internes : les dogmes de l'Église catholique, formulés lors des conciles, se définissent progressivement et doivent triompher des hérésies (l'arianisme des Wisigoths demeure la foi des rois de la péninsule ibérique jusqu'au ; celui des Lombards menace un temps — jusqu'au milieu du — Rome de disparition). Bientôt, le christianisme romain doit s'imposer face à Byzance, notamment pendant la crise iconoclaste ( 726843). Au , la rupture avec le christianisme oriental est consommée, mettant fin au problème. Presque aussi importante est la question de l'adoption d'une liturgie unique : les Églises nationales possèdent leurs propres traditions qui ne se fondent que progressivement : la liturgie irlandaise, qui fixe la fête de Pâques à une date différente, l'emporte dans les îles britanniques jusqu'au synode de Whitby (664). En développant la mission chrétienne (à partir de 610) et en tissant des relations privilégiées avec les souverains « barbares » (notamment, en s'appuyant sur les rois anglo-saxons et sur l'expansion des Francs en Germanie), Rome parvient partout à unifier les traditions de l'Église et dans le même temps, à affirmer son rôle à la tête de celle-ci, sauf chez les Slaves qui demeurent dans la sphère d'influence byzantine.
- Des résistances externes s'opposent à l'influence de la papauté, parce que les pouvoirs laïcs entendent s'immiscer dans les affaires de l'Église et diriger celle-ci dans leur aire d'influence : les rois lombards, tout d'abord, veulent soumettre l'Église romaine. Aussi, le pape fait appel aux Carolingiens (milieu du ), mais ces derniers, comme leurs prédécesseurs, ne se privent pas pour distribuer les terres de l'Église à des laïcs. Lorsque l'Empire chrétien renaît en occident (800), le rapport entre les pouvoirs de l'Empereur et du pape ne sont pas définis autrement qu'en termes de rapport d'influences. Il tourne dans un premier temps au détriment de la papauté, alors que l'Église, mais aussi le pouvoir impérial traverse à tous points de vue une crise grave, au , et il faut attendre la réforme grégorienne (seconde moitié du – premier tiers du ) pour que le pape n'affronte l'Empereur germanique, lors de la querelle des Investitures. Cette dernière, qui s'achève sur un compromis, est déterminante pour assurer l'indépendance du siège apostolique. Au , enfin, la papauté triomphe, grâce à son arme principale : l'excommunication, à son rôle dans l'essor de la chrétienté, à travers la croisade, mais aussi grâce à son pouvoir temporel et grâce à ses richesses. Le pape Innocent III applique lors de son « règne » ((11981216)) les principes de la théocratie pontificale, qu'avaient formulés pour la première fois les
Dictatus Papae (1075). L'essor de l'Église ne peut être dissocié de l'effort de christianisation de la société et des consciences : cette dernière demeure un combat constant durant tout le Moyen Âge. Selon les conceptions chrétiennes, conformément au modèle des apôtres dans les évangiles, l'Église conçue comme l'assemblée des fidèles unis dans la foi doit se répandre « jusqu'aux confins de la terre ». Pour cela, elle peut s'appuyer sur le soutien de ses membres influents — comme en Germanie, où elle accompagne le conquérant franc — mais surtout, elle doit reposer sur un acte d'adhésion volontaire et, en cela, elle ne peut compter que sur les effets de la prédication : cet état de fait est à l'origine du double visage de l'expansion chrétienne au Moyen Âge : à la fois pacifique et d'ordre spirituel, mais aussi marquée par la guerre et par la violence. Au haut Moyen Âge, les missions chrétiennes de prédicateurs isolés, appuyés par Rome lorsqu'elle le peut, repoussent avec succès les limites politiques de la chrétienté en amenant à la conversion des rois barbares et en s'appuyant sur l'influence des rois chrétiens — comme les rois francs, dont l'adhésion au christianisme remonte à Clovis (496) — mais leur préoccupation dernière, qui est de faire entendre le message du Christ aux peuples des derniers, demeure un objectif des plus difficiles à quantifier. Elles sont le plus souvent l'œuvre de moines, comme saint Colomban en Gaule, saint Augustin de Canterbury dans le Kent ou saint Boniface en Frise. À cette fin, l'Église se heurte également à des résistances à l'intérieur même de la chrétienté, où le clergé épiscopal est à la tête de l'encadrement des fidèles, surtout dans les campagnes : symptomatique, le mot « païen » — paganus, celui qui habite la campagne — désigne celui qui pratique l'ancienne religion polythéiste avant de désigner tout ce qui n'est pas chrétien. Le respect de la morale chrétienne, en particulier, fait l'objet d'injonctions des conciles, des synodes mérovingiens, puis carolingiens. Ces derniers ne cessent de rappeler les interdits, notamment l'esclavage, de condamner les coutumes païennes et de tenter de limiter la violence privée. Pendant la période féodale, les synodes s'attachent à lutter contre les violences seigneuriales (Paix de Dieu, trêve de Dieu), la simonie, le nicolaïsme, et enfin contre les hérésies. Ces dernières se développent sporadiquement (autour de l'an Mil) et, très rarement, s'installent durablement comme en Languedoc, avec le Catharisme ou en Bohême, avec Jean Hus (13691415), etc. À partir du , la papauté peut s'appuyer pour cette tâche sur les ordres mendiants, franciscains et surtout, dominicains. Mais la tentation du recours à la force est grande et la violence caractérise souvent, en dernier recours, le combat pour l'unité de l'Église, qu'implique sa première définition : elle marque la « christianisation » forcée de la Saxe par Charlemagne (seconde moitié du ), donne lieu à la croisade des Albigeois, à la naissance du tribunal de l'Inquisition sous le pape Grégoire IX (12271241), aux guerres hussites, etc. Enfin, un aspect majeur de la religion au Moyen Âge est son rôle dans les arts et la culture : dès l'Antiquité tardive, en effet, la culture latine classique se réfugie dans les monastères, où l'on continue à enseigner le trivium et le quadrivium. Face à l'illétrisme du peuple et des aristocrates barbares, ces derniers et, plus largement, l'Église, demeurent le cadre par excellence où survit l'Écrit : les lettrés, théologiens, hagiographes et chroniqueurs qui témoignent de leur temps, sont des moines ou des évêques. Certaines idées héritées de la Rome antique, comme celle de l'État, qui disparaît au , y sont conservées et pénétrées par le christianisme. À travers la renaissance carolingienne, portée par Alcuin, la réforme clunisienne, la réforme grégorienne, puis avec la création des ordres mendiants et l'essor des Universités, au , les renouveaux culturels et spirituels émanent des gens de religion. L'art roman qui se diffuse avec Cluny et l'art gothique, qui naît à Saint-Denis avant de gagner l'Europe entière sont des arts religieux. Il faut en fait attendre la fin du Moyen Âge ( – ) pour qu'une culture profane se développe à nouveau en France, dans l'entourage royal des légistes et en raison des démêlés du roi avec la papauté. Enfin, en toute logique dans ce contexte, les textes à partir desquels se forme l'idéologie — en particulier de la société et du pouvoir — au Moyen Âge sont les sources chrétiennes : l'Ancien testament donne son cadre à la royauté médiévale (Charlemagne est comparé au roi David), les œuvres des Pères de l'Église (notamment, saint Jérôme et, surtout, saint Augustin avec La cité de Dieu) encadrent les rapports sociaux et enfin, le Nouveau testament, dont les Évangiles fournissent à la fois l'exemple de vie apostolique qui anime les ordres mendiants et le terreau de l'humanisme à travers l'Incarnation, se trouve à l'origine du renouveau idéologique qui marque la fin de la période. Aussi, dans une large mesure, la religion chrétienne inspire et modèle la société médiévale en lui fournissant à la fois sa hiérarchie (au sommet de laquelle se trouve le roi, intermédiaire avec le Christ qui règne sur la hiérarchie céleste) et la première de ses institutions : l'Église, qui supplée à la disparition de l'État.

La société

La société du haut Moyen Âge est essentiellement rurale et caractérisée à tous les niveaux par l'existence de liens de dépendances personnelles. Ces derniers, qui se sont substitués à l'ordre public, prolongent pour une part le clientélisme antique et relèvent d'autre part d'une conception chrétienne nouvelle de l'ordre social. Notamment, l'esclavage est interdit par l'Église : le servage occupe la place qu'il laisse vacante et le même mot qui désignait l'esclave antique (
servus) désigne à travers le serf médiéval des conditions sociales très différentes. Notamment, le serf n'est pas juridiquement un bien meuble, propriété de son maître, mais un homme dépendant d'un seigneur. Aux niveaux supérieurs de la hiérarchie sociale, les relations entre les hommes libres sont caractérisées par les liens de vassalité : le vassal doit aide et conseil (auxilium et consilium) à son suzerain, c'est-à-dire à l'homme auquel il a prêté serment de fidélité. De tels liens impliquent un certain nombre de devoirs, au nombre desquels le plus important est, à l'origine (sur le modèle carolingien du ), le service militaire dû au suzerain (l'ost) : les chevaliers (milites) sont des nobles. En parallèle, le vassal reçoit quant à lui un fief (beneficium) de son suzerain : il s'agit le plus souvent du droit de jouir d'une terre, mais parfois, plus souvent à la fin du Moyen Âge, d'une bourse ou d'une rente. Le fief, dont les lointaines origines se trouvent dans les charges ou honneurs conférés par le souverain carolingien à ses compagnons d'armes, tend à devenir héréditaire au . Ces liens de dépendances ont pour conséquence principale une forte hiérarchisation sociale. Différents critères divisent également la société médiévale :
- d'ordre moral ; selon les conceptions du clergé, la société idéale est composée de trois ordres qui se distinguent par le mode de vie : les moines, les clercs et le reste des laïcs. Au sein de ces derniers, l'Église distingue encore ceux qui sont mariés de ceux qui sont vierges.
- D'ordre fonctionnel ; à la précédente division se superpose du jusqu'au une autre division tripartite : elle rassemble le clergé et les moines : « ceux qui prient » (
oratores), la noblesse (nobiles) : ceux qui combattent (bellatores, pugnatores) et le peuple : « ceux qui travaillent » (laboratores). :Avec l'essor urbain, à partir du , une nouvelle classe, la bourgeoisie, se développe au sein du peuple : elle tire son nom des « bourgs » nouvellement créés, où vivent ses membres, et rassemble essentiellement les riches artisans (notamment les bouchers) et des rentiers.
- D'ordre juridique ; les seigneurs (
domini) se caractérisent par le fait qu'ils détiennent le « pouvoir de juger et de contraindre » (le pouvoir banal, ou ban) les hommes de leur seigneurie (le terme désigne à la fois le pouvoir lui-même et le lieu ou les personnes auxquels il s'applique). S'y attachent un certain nombre de privilèges : le droit de lever l'impôt directement (la taille), d'exiger des corvées, le droit de moudre le grain et de cuire le pain, le droit de péage, etc. Les seigneurs ne doivent pas être confondus avec la noblesse : les abbayes et l'Église constituent également de grandes seigneuries (voir seigneurie ecclésiastique). :Au sein du peuple, dans les campagnes, les hommes libres qui exploitent un alleu ou une tenure (terre attribuée contre un loyer) coexistent avec les serfs (servi) : la dépendance juridique, sociale et économique de ces derniers par rapport à leur seigneur possède un caractère héréditaire (servage personnel), ou bien ce caractère est lié à la terre qu'ils exploitent (servage réel). :Toutefois, les contraintes exactes qui pèsent sur les hommes de la seigneurie varient selon la région et selon l'époque considérées. :Au départ expression d'un lien personnel très fort entre Loire et Rhin, le servage y devient progressivement le signe d'une condition sociale inférieure. :À partir du , des chartes de franchises octroyées aux villageois permettent la constitution de ces derniers en « commune » et l'accession de serfs au statut d'hommes libres. Ce phénomène s'explique d'abord par de nouveaux défrichements (fondation d'essarts, de bastides, etc.), pour lesquels les seigneurs ont besoin de bras, quitte à renoncer à une partie de leur ban. Il touche en premier lieu les grands centres de peuplement, puis les villages voisins.
- D'ordre économique ; avec l'affaiblissement des derniers Carolingiens, les princes se sont accaparés la majorité des terres. Aussi, à la fin du , le roi est moins riche que les grands féodaux qui entretiennent de nombreux vassaux et frappent leur monnaie. À la fin de la période féodale, l'essor urbain et les progrés techniques bouleversent l'ordre social : au début du , le sort économique de la bourgeoisie est plus enviable que celui que connaissent les hommes libres des campagnes reculées. Notamment, comme pour l'ensemble de la population urbaine, la dépendance de cette nouvelle classe à l'égard des seigneurs est bien moins importante que dans les campagnes ; toutefois, le développement du commerce avec les grandes foires médiévales permet à une riche paysannerie d'émerger dans les campagnes.

Voir aussi

Articles connexes


- [http://fr.wikisource.org/wiki/Textes_m%C3%A9di%C3%A9vaux Textes médiévaux dans Wikisource]
- Liste des articles sur le Moyen Âge
- Le musée national du Moyen Âge (Paris - Thermes et hôtel de Cluny) ~ Troubadour

Articles traitant de sujets médiévaux

Troubadour
- adoubement
- Architecture militaire
- Architecture religieuse
- Armement médiéval
- Architecture gothique
- Architecture romane
- Cathédrale
- Châteaux et Châteaux forts
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- Cuisine médiévale
- les grands défrichements
- Éducation au Moyen Âge
- Foires
- Guerre au Moyen Âge, Guerre de Cent Ans
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Histoire médiévale par aire géographique

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Musées et collections du Moyen Âge


- The Cloisters, à New York
- Musée national du Moyen Âge (hôtel de Cluny), à Paris
-
ja:中世 simple:Middle Ages


Château fort

Un château fort est un château fortifié de manière à pouvoir résister aussi bien à une attaque directe qu'à un siège.

Évolution des forteresses en Occident (X-XIII siècles)

La physionomie des châteaux forts a changé au cours du Moyen Âge parallèlement à l'évolution des techniques militaires et de siège (poliorcétique). La structure et l'ampleur des châteaux forts dépendent également des régions et du pouvoir de son propriétaire. On peut distinguer plusieurs étapes, dans l'ordre chronologique :

La motte féodale (deuxième moitié du X siècle / début du XI siècle)

motte féodale, d'après la Tapisserie de Bayeux]] Il s'agit d'une butte artificielle sur laquelle est aménagée une tour entourée d’une palissade et d'un large fossé. Les dimensions des mottes varient de 50 à 100 mètres de diamètre et d'une hauteur de 15 à 20 mètres. Dans les premiers temps, la tour était en bois et comportait un ou deux étages où l'on trouvait des réserves et la chambre du châtelain et de sa famille ; entouré d'une palissade aménagée sur une levée de terre et d'un fossé en haut. L'entrée pouvait se faire par pont amovible gardé par une porte et une tour en bois. Au pied de la butte s'étendait une basse cour avec des habitations, des écuries et des bâtiments agricoles. Certains sires érigeaient ces fortifications sans l'autorisation du prince : ce mouvement d'usurpation qui aboutira aux châtellenies du fut plus précoce dans le sud de la France. Dans la deuxième moitié du , le château à motte se multiplie et devient plus complexe en France. Il se diffuse en Allemagne et en Angleterre, après la conquête du duc Guillaume de Normandie. Elles se dotent alors d'une enceinte maçonnée au sommet de la motte. La tapisserie de Bayeux est une source iconographique de première importance pour la connaissance des mottes féodales. Elle peut être complétée par les données archéologiques. Ces constructions de bois présentaient l'avantage de pouvoir être rapidement reconstruites, après un incendie par exemple. Elles servaient de refuge aux paysans des alentours, au temps des invasions scandinaves. tapisserie de Bayeux

Premières forteresses en pierre (XI siècle)

La forteresse désigne un donjon en pierre entouré de remparts. Le donjon se développe surtout dans la deuxième moitié du . Dans l'empire, en Italie et en France du sud, de petites tours de trois ou quatre étages pouvaient se dresser seules et servir de refuge ou de poste de guet. Elles n'étaient pas protégées par une muraille. Les premiers grands donjons à base rectangulaire apparaissent dans la vallée de la Loire (Langeais, fin du ). Ils sont adoptés en Normandie puis en Angleterre et en Allemagne au cours du . Celui de Loches mesure 37 mètres de haut.

L'âge d'or du château

L'apogée du château fort proprement dit est le . On le désigne parfois sous l'expression « château roman ». Loches, Bretagne]]
- La courtine se dote de tours de flanquement à partir de 1160 ; elles sont d'abord rectangulaires, semi-circulaires et enfin circulaires. Elles sont de plus en plus nombreuses et rapprochées. Les tours circulaires résistent mieux aux mangonneaux et ne laissent aucun angle de tir mort. Le donjon voit sa fonction de défense se réduire. Mais il demeure le symbole du pouvoir seigneurial. Il disparaît dans certains cas (Carcassonne). Les bâtiments de la basse-cour se regroupent contre la muraille.
- Le donjon circulaire (comme au Louvre construit sous Philippe Auguste), devient la règle générale après 1150. Le seigneur et sa famille ont tendance à habiter dans un logis plus confortable situé dans l'enceinte.
- Les archères apparaissent fin pour faciliter le tir à l'arbalète.
- Grâce à la fortune des princes, les constructeurs utilisent de plus en plus la pierre. Cependant, le bois est toujours utilisé pour les défenses annexes : barbacanes, lices, bretèches, hourds…

Aménagements du XIII siècle

Enfin, le château fort se dote d'une double enceinte au : les deux remparts dégagent donc un espace intermédiaire appelé « lices ». Des tourelles sont construites pour ne pas laisser d'angles morts. Un chemin de ronde ainsi qu'un fossé plus large et plus profond sont aménagés. Pour se défendre contre les projectiles incendiaires, les toits sont couverts de plomb, les planchers sont remplacés par des voûtes de pierre. Le plan du château plus resserré et géométrique (carré pour le Louvre). Les princes et les rois font entourer leurs villes d'enceintes : Rouen, Paris, Laon, Aigues-Mortes, Provins, Angers
- Le développement de l'artillerie à poudre et la disparition des guerres féodales sonneront la fin des châteaux forts.

Fonctions du château fort occidental

Angers]] Le château et son donjon représentent l'autorité du seigneur ; avec l'émiettement de l'autorité publique au , les seigneurs châtelains se sont rendus maîtres des forteresses ou en ont érigé sans l'aval du roi. Ils choisissent un site en fonction de ses qualités défensives : un éperon rocheux (Château-Gaillard), une colline, une falaise… Le château doit pouvoir surveiller une frontière ou une vallée, un lieu de passage.

Description des fortifications

Les fortifications consistent principalement en un ou plusieurs murs d'enceinte, éventuellement cernés par des fossés ou des douves. Une douve intérieure peut à la fois assurer une protection contre le franchissement et une réserve d'eau en cas de siège. Les murs sont construits assez haut pour qu'un assaillant ne puisse les gravir aisément même à l'aide d'échelles et pour que lancer des projectiles par-dessus soit coûteux. Au sommet des murs court un chemin de ronde, sur lequel des soldats peuvent repousser une attaque en tirant par les créneaux, et assurer leur protection derrière les merlons, fendus d'une meurtrière leur permettant de décocher des traits, ou lancer des projectiles divers par les mâchicoulis. De plus, des tours peuvent être réparties aux angles et sur certaines portions de murs pour en défendre l'accès en réduisant les angles morts des tireurs.

Surveillance

mâchicoulisPour se prémunir d'une attaque surprise, et donc voir arriver l'ennemi de loin, ainsi que pour surveiller le pays environnant, les châteaux sont en général établis sur une hauteur. Pour faciliter la surveillance, des échauguettes étaient construites pour abriter les veilleurs : il s'agit d'une tourelle construite en encorbellement sur une courtine, à un angle de la muraille, ou bien sur une tour. C'est l'ancêtre de la guérite.

Entrée

Les portes d'entrées sont protégées par des herses et éventuellement un pont-levis permettant de franchir les fossés. L'accès principal peut de plus être protégé par une barbacane, petit châtelet, sorte de poste avancé de la fortification.

Le donjon

barbacane] Le château doit pouvoir résister à un siège qui peut durer longtemps. Grâce au curé d'Ardres (Lambert), nous avons une description précise de ce que pouvait abriter un donjon :
- Rez-de-chaussée : provisions, boissons, fourrage
- 1 étage : salle aulique qui sert aussi de chambre + petites pièces
- 2 étage : chapelle, chambres des enfants, des sergents et des domestiques
- Cuisines dans un bâtiment annexe
- Escaliers qui relient les étages Au début du Moyen Âge le donjon est la résidence du seigneur et de sa famille, le reste des bâtiments à l'intérieur des remparts est constitué de réserves, granges, étables organisées autour d'une vaste cour souvent appelée basse-cour.

Défense passive

Au centre de ces fortifications, le château proprement dit dispose de zones de réserves de nourriture et de fourrage, voire de parcelles cultivables. En cas d'attaque, les paysans de la seigneurie et les habitants du bourg castral pouvaient se réfugier à l'intérieur de l'enceinte : voilà pourquoi la basse-cour était immense et comportait un puits.

Le château symbole de pouvoir


- Au temps des invasions scandinaves, les populations s'en remettent à la protection des comtes et des ducs. Le roi carolingien est trop loin et impuissant face au danger. L'insécurité montant, les princes territoriaux font édifier des fortifications et acquièrent de plus en plus d'autonomie face au pouvoir central.
- À partir de la fin du dans le sud de la France, puis au ailleurs, les gardiens des châteaux s'emploient à être de plus en plus indépendants. Ces châtelains réussirent même en de nombreux endroits à se transmettre les châteaux de père en fils et à diriger librement leur petit territoire. Seuls le comte de Flandre et le duc de Normandie, hormis pendant quelques temps de crise de succession, parvinrent néanmoins à garder le contrôle de leur domaine. Le roi de France eut même à combattre certains de ces châtelains de son domaine : le lignage des Puiset en est un exemple.
- Ce pouvoir est surtout symbolisé par le donjon (tour aveugle, souvent ronde, constituant l'abri ultime en cas de siège)

Le château fort, cadre de la vie aristocratique et lieu de sociabilité

Puiset
- chapelle la chapelle du château est souvent le lieu de culte le plus vivant du village. Un clerc souvent lettré lui est associé. La famille du seigneur y assiste aux différentes messes et cérémonies religieuses. Sa décoration est le moyen pour le seigneur de démontrer sa foi et d'honorer ses ancêtres.
- centre de la seigneurie banale => justice
- centre de la seigneurie féodale => cour, justice féodale, cérémonies (adoubement, hommage), fêtes et banquets
- centre de la seigneurie foncière => lieu où arrivent les redevances

Liste des châteaux forts


- En France
  - Aigues-Mortes
  - Beynac
  - Bonaguil
  - Carcassonne « château cathare »
  - Castelnaud
  - Coucy
  - Château de Fougères (très bien conservé)
  - Château d'Ivry-la-Bataille
  - Château-Gaillard
  - Château de Gavaudun
  - Château de Bonaguil (Château militaire du )
  - Château de Culan (château militaire)
  - Château du Haut-Kœnigsbourg à Orschwiller (Bas-Rhin) construit au
  - Château de Larroque-Toirac
  - Château de Lusignan (sans doute un des plus grands châteaux forts contruits en France actuellement peu de restes : parc de Blossac)
  - Montségur « château cathare »
  - Najac « forteresse royale »
  - Pierrefonds
  - Roquetaillade
  - Château de Salm
  - Château de Sarzay
  - Château de Saumur
  - Vincennes
  - Vitré
- En Belgique
  - Bouillon
  - Château des comtes de Flandres, Gand
  - Le Reinhardstein ou Burg Metternich à Waimes
- En Scandinavie
  - Fort de Bohus à Kungälv (Suède)
  - Fort de Carlsten à Marstrand (Suède)
  - Château de Kalmar (Suède)
  - Château de Gripsholm (Suède]]
  - Château de Savonlinna (Finlande)
  - Forteresse d'Akershus à Oslo (Norvège), a aujourd'hui un aspect Renaissance

Liens


- Wikipédia en anglais propose une très belle série de photographies libres de droit : Images of castles
-


XVe siècle

Catégorie:Siècle
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Années 1400 | Années 1410 | Années 1420 | Années 1430 | Années 1440
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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains ---- Le siècle commence le 1401 et finit le 31 décembre 1500.

Événements

C'est un siècle charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance.

Amériques


- Civilisation aztèque au Mexique
- Civilisation inca au Pérou

Asie


- Renaissance timouride en Asie Centrale autour de Hérat et Samarcande, avec Shah Rukh, Baysunghur, Ulugh Beg et Husayn Bayqara.

Europe


- Fin de la Guerre de Cent Ans
- Fin de l'Empire byzantin (1453)
- Guerre des Deux-Roses (1455-1485)
- Fin de la Reconquista espagnole 1492
- Quattrocento de la Renaissance en Italie

Personnages significatifs


- Gutenberg, inventeur de l'imprimerie moderne
- Christophe Colomb (Gênes, 1451 - Valladolid, 1506), navigateur espagnol.
- Jeanne d'Arc (Domrémy-la-Pucelle, 1412 - Rouen, 1431), héroïne française.

Inventions, Découvertes, Introductions


- Christophe Colomb découvre l'Amérique
- Début de l'imprimerie en Europe (en fait, invention des caractères mobiles en alliage de plomb)
- Le système bielle/manivelle constitue sans doute la plus importante innovation technique du ja:15世紀 ko:15세기 simple:15th century th:คริสต์ศตวรรษที่ 15

Hourd

Au Moyen Âge, le hourd est un échafaudage solide, fait de planches. Dans l'architecture militaire du Moyen Âge, c'est un ouvrage en bois, dressé en encorbellement au sommet des courtines ou des tours, destiné à recevoir des défenseurs, surplombant par une avancée le pied de la maçonnerie et donnant un flanquement plus étendu, une saillie très favorable à la défense. Il y a tout lieu de croire que, dès l'époque romaine, les hourds étaient en usage, car il est question, dans les Commentaires de César, d'ouvrages en bois qui sont de véritables hourds. Dans l'ouvrage en bois qui couronnait les fossés du camp de César devant les Bellovaques, les galeries réunissant les tours sont des hourds continus protégeant un parapet inférieur. La nécessité pour les défenseurs de commander le pied des remparts, d'enfiler les fossés et de se mettre à l'abri des projectiles lancés par les assiégeants, dut faire adopter les hourds dès l'époque gallo-romaine. Les crénelages supérieurs ne pouvaient, en cas de siège, présenter une défense efficace, puisque en tirant, les archers ou arbalétriers étaient obligés de se découvrir. Si l'assiégeant se logeait au pied même des murs, il devenait de toute impossibilité aux assiégés non seulement de lui décocher des traits, mais même de le voir, sans passer la moitié du corps en dehors des créneaux. À la fin du déjà et au commencement du XIIe, nous remarquons, au sommet des tours et remparts, des trous de hourds percés au niveau des chemins de ronde. Souvent alors ces trous sont doubles, de manière à permettre de poser, sous la solive en bascule, un lien destiné à soulager sa portée. À la fin du Moyen Âge, les hourds, qui sont des constructions provisoires, vulnérables au feu, sont remplacés par leur équivalent en pierre : un encorbellement couronne systématiquement le sommet des murailles et des tours, les créneaux sont plus étroits, des meurtrières sont pratiquées dans les merlons. La protection est ainsi permanente, invulnérable au feu, résiste mieux aux projectiles envoyés par les catapultes diverses, protège mieux les défenseurs, et ne risque pas de se décrocher du mur. Source: Eugène Viollet-le-Duc Catégorie:Architecture au Moyen Âge Catégorie:Architecture militaire

Donjon

Catégorie:Architecture militaire du Moyen Âge :Cet article concerne la construction architecturale médiévale. Voir aussi Donjon (bande dessinée). ---- Le donjon (ou dongun, doignon, dangon) appartient essentiellement à la féodalité ; ce n'est pas le castellum romain, ce n'est pas non plus le retrait, la dernière défense de la citadelle des premiers temps du Moyen Âge. Le donjon commande les défenses du château, mais il commande aussi les dehors, et est indépendant de l'enceinte de la forteresse du Moyen Âge, en ce qu'il possède toujours une issue particulière sur la campagne. C'est là ce qui caractérise essentiellement le donjon, ce qui le distinque d'une tour. Il n'y a pas de château féodal sans donjon, comme il n'y avait pas, autrefois, de ville forte sans château, et comme, de nos jours, il n'y a pas de place de guerre sans citadelle. Toute bonne citadelle doit commander la ville et rester cependant indépendante de ses défenses. ville forte Au Moyen Âge, il en était de même du château, et le donjon était au château ce que celui-ci était à la ville. Les garnisons du Moyen Âge possédaient une défense de plus que les nôtres : chassées de la cité, elles se retiraient dans le château ; celui-ci pris, elles se réfugiaient dans le donjon ; le donjon serré de trop près, elles pouvaient encore courir la chance de s'échapper par une issue habilement masquée, ou de passer à travers les lignes de circonvallation, la nuit, par un coup hardi. Mais cette disposition du donjon appartenant à la forteresse féodale n'était pas seulement prise pour résister ou échapper à l'ennemi du dehors, elle était la conséquence du système féodal. Un seigneur, si puissant qu'il fût, ne tenait sa puissance que de ses vassaux. Au moment du péril, ceux-ci devaient se rendre à l'appel du seigneur, se renfermer au besoin dans le château et concourir à sa défense ; mais il arrivait que ces vassaux ne soient pas d'une fidélité à toute épreuve. Souvent, l'ennemi les gagnait ; alors le seigneur trahi n'avait d'autre refuge que son donjon, dans lequel il s'enfermait avec ses gens à lui. Il lui restait alors pour dernière ressource, ou de se défendre jusqu'à l'extrémité, ou de prendre son temps pour s'échapper, ou de capituler. Moyen Âge] Le système de la défense des places, pendant la féodalité, n'était qu'une série de moyens accumulés par la défiance, non seulement envers un ennemi déclaré, mais envers les garnisons mêmes. C'est pourquoi l'étude des forteresses de cette époque fournit un sujet inépuisable d'observations intéressantes ; la défiance aiguise l'esprit et fait trouver des ressources. En effet, si quelques châteaux présentent des dispositions d'ensemble à peu près semblables, les donjons offrent, au contraire, une variété infinie, soit dans la conception générale, soit dans les détails de la défense. Les seigneurs, pouvant être à chaque instant en guerre les uns avec les autres, tenaient beaucoup à ce que leurs voisins ne trouvassent pas, s'ils venaient l'attaquer, des défenses disposées comme celles qu'ils possédaient chez eux. Chacun s'ingéniait ainsi à dérouter son ennemi, parfois l'ami de la veille ; aussi, lorsqu'un seigneur recevait ses égaux dans son château, fussent-ils ses amis, avait-il le soin de les loger dans un corps de bâtiment spécial, les recevait-il dans la grand-salle, mais ne les conduisait-il que très rarement dans le donjon, qui, en temps de paix, était fermé, menaçant, pendant qu'on se donnait réciproquement des témoignages d'amitié. féodalité En temps de paix, le donjon renfermait les trésors, les armes, les archives de la famille. Le seigneur y logeait avec sa famille, à l'étage noble : le premier étage. Comme il ne pouvait y demeurer et s'y défendre seul, il s'entourait alors d'un plus ou moins grand nombre d'hommes d'armes à sa solde, qui s'y renfermaient avec lui. De là, exerçant une surveillance minutieuse sur la garnison et sur les dehors (car le donjon est toujours placé en face du point attaquable de la forteresse), ses fidèles et lui tenaient en respect les vassaux et leurs hommes entassés dans les logis ; à toute heure pouvant sortir et rentrer par des issues masquées et bien gardées, la garnison ne savait pas quels étaient les moyens de défense, et naturellement le seigneur faisait tout pour qu'on les crût formidables. féodalité]] Il est dificile de trouver un plus beau programme pour un architecte militaire ; aussi les donjons, parmi les édifices du Moyen Âge, sont-ils souvent des chefs-d'œuvre de prévoyance. Nous avons trouvé dans ces constructions, peu connues généralement, ou incomplètement étudiées, des dispositions qui demandent un examen attentif, parce qu'elles mettent en lumière un des cotés de la vie féodale. La raison première qui fit élever des donjons fut l'invasion normande. Les villæ mérovingiennes devaient fort ressembler aux villæ romaines ; mais quand les Normands se jetèrent périodiquement sur le continent occidental, les seigneurs, les monastères, les rois et les villes elles-mêmes songèrent à protéger leurs domaines par des sortes de blockhaus en bois que l'on élevait sur le bord des rivières et autant que possible sur des emplacements déjà défendus par la nature. Ces forteresses, dans lesquelles, au besoin, on apportait à la hâte ce qu'on possédait de plus précieux, commandaient des retranchements plus ou moins étendus, composés d'un escarpement naturel ou d'une butte artificielle couronnés par une palissade et protégés par un fossé. Les Normands eux-mêmes, lorsqu'ils eurent pris l'habitude de descendre sur les côtes des Gaules et de remonter les fleuves, établirent, dans quelques îles près des embouchures, ou sur des promontoires, des camps retranchés avec une forteresse pour mettre leur butin à l'abri des attaques et protéger leurs bateaux amarrés. C'est aussi dans les contrées qui furent particulièrement ravagées par les Normands que l'on trouve les plus anciens donjons, et ces forteresses primitives sont habituellement bâties sur plan rectangulaire formant un parallélogramme divisé quelquefois en deux parties. Source : Viollet le Duc ja:ダンジョン ko:던전

Arques (Aude)

Arques Arques est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Arquois.

Géographie

Histoire

Administration

Démographie

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Voir aussi


- Communes de l'Aude

Liens externes


- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=15636 Arques sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=11015&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Arques sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=detail&id=18240&req=Arques Arques sur le site du Quid]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatProximiteCoord.php?RadLat1=0.749677091413628&RadLong1=0.0414661141475294 Communes les plus proches d'Arques]
- [http://www.lion1906.com/Pages/ResultatLocalisation.php?InseeVille=110015 Localisation d'Arques sur une carte de France]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=42.9533333333333&longitude=2.37583333333333&zoom=8 Plan d'Arques sur Mapquest]

Sébastien Le Prestre de Vauban

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633 - 1707) était un architecte militaire français, nommé maréchal de France par Louis XIV. Expert en poliorcétique, il donna au royaume de France « une ceinture de fer ».

Biographie

Il nait à Saint-Léger-de-Foucherets (aujourd'hui Saint-Léger-Vauban), dans le Morvan, et fut baptisé le 15 mai 1633. En 1653, Mazarin remarque le jeune Vauban (il n'a que 20 ans !) et le convainc de quitter la Fronde pour se mettre au service du Roi. À l'âge de 22 ans il devient « ingénieur militaire responsable des fortifications ». De 1653 à 1659, il participe à 14 sièges et est blessé plusieurs fois. Il perfectionne la défense des villes et dirige lui-même de nombreux sièges. En 1667, Vauban assiège les villes de Tournai, de Douai et de Lille, prises en seulement 9 jours. Le roi lui confie l'édification de la citadelle de Lille, la "Reine des citadelles". Il dirige aussi les sièges de Maastricht en 1673, de Philippsburg en 1688, de Mons en 1691 et de Namur en 1692. En 1694, il organise avec succès la défense contre un débarquement anglais sur les côtes de Bretagne. C'est la victoire de Maastricht qui pousse le roi à lui offrir une forte dotation (qui lui permet d'acheter le château de Bazoches en 1675). Il est nommé « commissaire des fortifications » en 1678, lieutenant général en 1688, puis maréchal de France, en 1703. Il devint si fameux que l'on dit même : "Une ville construite par Vauban est une ville sauvée, une ville attaquée par Vauban est une ville perdue". Suite à un désaccord avec le Roi, il perd sa grâce et meurt à Paris le 30 mars 1707 d'une inflammation des poumons. Il est enterré en l'église de Bazoches-du-Morvan et son cœur est conservé à l'Hôtel des Invalides de Paris depuis 1808.

Chantiers

1808 1808 Au total, Vauban a créé ou élargi plus de 160 forteresses et donné son nom à un type d'architecture.
- 1673, fortification des murs d'enceinte du château-fort de Sierck-les-Bains.
- 1687, Citadelle de Belfort
- Fort de l'ancien Château de Briançon
- Fort des Salettes de Briançon
- Fort des Têtes de Briançon
- Fort Carré d'Antibes
- Citadelle de Bitche
- 1668-1670 Citadelle de Lille
- 1668, Fort Bellegarde du col du Perthus
- 1674-1687, Citadelle de Besançon
- 1679, Citadelle de Longwy
- 1679, Citadelle de Mont-Louis
- 1679, Fort Miradoux de Collioure
- 1680, Fort Saint-Elme de Collioure
- 1681, Fort Liberia de Villefranche-de-Conflent
- 1681-1685, Fortification de la vile frontière de Huningue
- 1683, Fort des Bains d'Amélie-les-Bains-Palalda)
- 1686, Fort Lagarde de Prats-de-Molló
- 1689, Citadelle de Blaye
- 1693, Citadelle de Mont-Dauphin dans les Hautes-Alpes
- Château de Brest
- 1699-1702, Fortification de Neuf-Brisach

Activités civiles

Vauban s'est intéressé à la démographie et à la prévision économique. Il conçut des formulaires de recensement et publia un ouvrage intitulé La cochonnerie ou calcul estimatif pour connaître jusqu'où peut aller la production d'une truie pendant dix années de temps. En 1689, il écrit un Mémoire sur le "rappel des huguenots" exhortant Louis XIV à revenir sur la révocation de l'édit de Nantes au nom de la liberté de conscience. Vauban s'est également intéressé à la réforme des impôts, en publiant un ouvrage intitulé La dîme royale (1707), dans lequel il propose de remplacer les impôts existants par un impôt unique de dix pour cent sur tous les revenus, sans exemption pour les ordres privilégiés. Cette activité est la principale cause de sa disgrâce.

Maquettes

Les plans-reliefs réalisées à partir du règne de Louis XIV sont conservés à l'Hôtel des Invalides à Paris où 28 d'entre-eux sont présentés. Une partie de la collection (16), après un long débat est présentée au palais des Beaux-Arts de Lille. Vauban est intervenu sur la plupart des places représentées. Les maquettes donnent une excellente vue du travail réalisé.

Liens externes


- [http://www.vauban.asso.fr Association Vauban]
- [http://www.geocities.com/Pentagon/6750 The Marshal Vauban Website]
- [http://www.fortifications.fr Fortifications. Du système bastionné au système polygonal] Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban, Sébastien Le Prestre de

Viollet Le Duc

Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (Paris, 27 janvier 1814 - Lausanne (Suisse), 17 septembre 1879) est un architecte français, connu surtout pour ses restaurations de constructions médiévales. Au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France. Prosper Mérimée demanda à Viollet-le-Duc, de retour d'un voyage d'études en Italie, de restaurer l'abbaye de Vézelay. Ce travail marqua le commencement d'une longue série de restaurations. Quelques-unes de ses restaurations :
- Églises :
  - Sainte-Marie-Madeleine (Vézelay)
  - Notre-Dame de Paris (Paris)
  - Basilique Saint-Denis (Paris)
  - Saint-Louis (Poissy)
  - Semur
  - Saint-Nazaire (Carcassonne)
  - Basilique Saint-Sernin (Toulouse)
  - Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Clermont-Ferrand
- Hôtels de ville :
  - Saint-Antonin-Noble-Val
  - Narbonne
- Châteaux :
  - Château de Pierrefonds
  - Cité de Carcassonne
  - Château de Coucy
  - Château d'Abbadie Pendant toute sa carrière, il prendra des notes et des croquis, pas seulement des constructions sur lesquelles il travaillait, mais aussi des constructions romanes, gothiques et Renaissance qui devaient être bientôt démolies. Son étude de la période médiévale et de la Renaissance ne s'est pas limité à l'architecture : il s'intéressa aussi au mobilier, aux vêtements, aux instruments de musique, à l'armement… Son point de vue sur la restauration est remarquable et s'oppose à la simple conservation : « Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer, ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n'avoir jamais existé à un moment donné. » En application de ces principes, Viollet-le-Duc modifia irrémédiablement plusieurs monuments mais ceci permit souvent de les sauver, ce qui explique que son œuvre soit controversée. Il est aussi historien et surtout théoricien de l'architecture. À ce titre, il tentera de s'imposer à la chaire d'histoire de l'architecture de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (expérience vaine, en raison d'une cabale menée par Julien Guadet - qui prendra sa place - et par Jean-Louis Pascal). Il sera ensuite, en réaction contre l'enseignement de la rue Bonaparte, à l'origine de la création de l'École spéciale d'architecture, boulevard Raspail. Ses idées inspirèrent nombre de ses contemporains, des créateurs de l'art nouveau au tournant du et trouvèrent même un nouvel essor au travers de réalisations récentes.

Œuvres

Toute son œuvre a d'abord été publiée en fascicules puis en livres :
# [http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%27architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle Dictionnaire raisonné de l'architecture française du au siècle (1854 à 1868)] ; # Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carolingienne à la Renaissance (1858 à 1870) ; # [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-89858 Entretiens sur l'architecture] (en 2 volumes) (1858-1872). # [http://fr.wikisource.org/wiki/Description_du_ch%C3%A2teau_de_Coucy Description du Château de Coucy] (1875)(Wikisource) # [http://fr.wikisource.org/wiki/Description_du_ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds Description du Château de Pierrefonds] (1857)(Wikisource) # [http://wikisource.org/wiki/La_cit%C3%A9_de_Carcassonne La cité de Carcassone] (1888)(Wikisource)

Quelques élèves d'Eugène Viollet-le-Duc

Anatole de Baudot Viollet-le-Duc, Eugène Viollet-le-Duc, Eugène Viollet-le-Duc, Eugène

Béthune

Bethune Catégorie:Beffroi de Belgique et de France Béthune est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais (62) et la région Nord-Pas-de-Calais. Les habitants de Béthune sont appelés les Béthunois.

Géographie

Histoire

Économie


- Industrie mécanique
- Textile

Administration

Béthune fait partie de la communauté d'agglomération de l'Artois qui regroupe 58 communes, soit 200 000 habitants, c'est également le chef-lieu d'un arrondissement qui compte 279 783 habitants répartis sur 14 cantons. cantons

Personnages célèbres


- Jean Buridan, (°1300 +1358), philosophe français, fut l'instigateur du scepticisme religieux en Europe.
- Antoine Busnois, (°1430 +1492), compositeur et poète.
- Pierre de Manchicourt, compositeur flamand né à Béthune vers 1510 et mort à Madrid vers 1562.

Monuments et lieux touristiques


- Le Beffroi, construit en 1388, monument historique depuis 1862.
- L'hôtel de ville, classé monument historique en 2002.
- Les caves ou les boves. Elles servirent d'abris aux Béthunois lors de la Première Guerre mondiale
- Les Récollets
- L'église Saint-Vaast, l'église actuelle remplace celle détruite en 1918, construite par ordonnance de Charles Quint
- L’hôtel de Beaulaincourt, classé monument historique en 1974
- La Tour Saint-Ignace, tour d’artillerie du XVème (Inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1969)

Jumelages


- Schwerte (Allemagne) depuis 1960
- Hastings (Angleterre) depuis 1966

Voir aussi


- Artois
- Comté d'Artois
- La Béthune est également une rivière affluent de l'Arques. Elle passe à Neufchâtel-en-Bray.

Liens externes


- [http://www.mairie-bethune.fr/ le site de la ville]
- [http://www.agglo-artoiscomm.fr/ Communauté d'Agglomération de l'Artois]
- [http://www.chti.org/region/village.php?id=62400 www.chti.org]

Péronne (Somme)

Catégorie:Commune de la Somme Péronne est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Géographie

Histoire

Située une colline, dominant la Somme et ses étangs, Péronne fut, dès l'époque mérovingienne une place forte redoutable. Au , des remparts sont construits. Il n'en reste plus aujourd'hui que la Porte de Bretagne, unique vestige de l'ancienne forteresse. Un roi Charles le Simple y meurt captif, en 929, dans un donjon. Au , Philippe-Auguste fait construire les tours du château. Entouré de fossés, une herse en défend l'entrée. De la riche histoire de cette ville, quelques épisodes :
- en 1468, Charles le Téméraire extorque un traité à Louis XI retenu prisonnier au château ;
- en 1536, Charles Quint assiège la ville, sans succès. Catherine de Poix, dite Marie Fouré défend la cité, précipitant un Espagnol du haut d'un rempart ;
- le 14 septembre 1641, Louis XIII et Honoré de Grimaldi signent un traité plaçant la principauté de Monaco sous le protectorat de la France. Peu de villes ont été autant mêlées à l'Histoire de la France, mais peu de villes n'ont été aussi souvent dévastées. Incendiée, pillée lors des invasions normandes, gravement endommagée lors du siège des Espagnols, dévastée par les Allemands en 1870, totalement détruite en 1917, bombardée et incendiée en mai 1940 par l'aviation allemande, Péronne porte en son blason deux croix de guerre et celle de la Légion d'honneur.

Économie

Personnages célèbres

Monuments et lieux touristiques

La ville dispose d'un théâtre de Verdure de 1500 places et possède une grande renommée pour la pêche toute l'année dans les étangs. Faites une visite à l'église Saint-Jean-Baptiste détruite aux deux dernières guerres mais dont la façade de style gothique flamboyant est restée debout. Le musée Danicourt à l'hôtel de Ville recèle une riche collection de monnaies grecques, romaines et gauloises, de très beaux bijoux mérovingiens, des parchemins anciens et de nombreuses signatures de rois de France. Et enfin l'Historial de la Grande Guerre est une véritable mémoire de la première Guerre mondiale.

Jumelages

Péronne est jumelée avec Salobreña (Espagne), Blackburn (Royaume-Uni) et Altena (Allemagne)

Références

Liens externes


- [http://www.ot-peronne.fr Site de l'Office du Tourisme]
- [http://www.ville-peronne.fr Site de la Mairie]

Riesengleiter

Die Riesengleiter (Dermoptera), auch Pelzflatterer oder Gleitflieger genannt, sind eine zur Gruppe der Euarchontoglires gezählte Ordnung der höheren Säugetiere. Die Ordnung umfasst eine einzige Familie (Cynocephalidae) mit zwei Arten: dem Philippinen-Gleitflieger (Cynocephalus volans) und dem Malaien-Gleitflieger (C. variegatus).

Verbreitung

Riesengleiter leben in Südostasien, das Verbreitungsgebiet des Malaien-Gleitfliegers umfasst Thailand, Malaysia und das westliche Indonesien, der Philippinen-Gleitflieger kommt auf den südlichen Philippinen vor.

Beschreibung

Auffälligstes Merkmal der Riesengleiter ist eine Gleitmembran, die sich vom Nacken über die Krallen der Vorder- und Hinterfüße erstreckt und auch den Schwanz mit einschließt. Diese Membran ist damit größer als die anderer gleitfähiger Säugetiere (wie Gleithörnchen oder Gleitbeutler). Sie ist an der Oberseite grau oder braun gefärbt und mit hellen Flecken durchzogen, die Unterseite ist heller und fleckenlos. Die Gliedmaßen dieser Tiere sind lang und schlank, die Finger enden in scharfen Krallen. Der Kopf ist breit, er weist kleine Ohren und große Augen auf. Die Zähne der Gleitflieger sind klein, ihre Zahnformel lautet 2/3-1/1-2/2-3/3, insgesamt haben sie 34 Zähne. Die Schneidezähne des Unterkiefers bilden einen Zahnkamm, ein Merkmal, das sich in ähnlicher Form auch bei den Feuchtnasenaffen findet. Riesengleiter erreichen eine Kopfrumpflänge von 34 bis 42 cm, dazu kommt noch ein 17 bis 27 cm langer Schwanz, und ein Gewicht von 1 bis 2 kg.

Lebensweise

Riesengleiter sind ausgeprägte Baumbewohner, die fast nie auf den Boden kommen. Ihr Lebensraum sind Regenwälder, aber auch vom Menschen angelegte Gebiete wie Plantagen. Sie sind langsamere Kletterer, die vorwiegend mit den Hinterbeinen kopfunter an den Ästen hängen und sich auch auf diese Weise fortbewegen. Im Bedarfsfall spannen sie ihre Membran auf und können damit Distanzen bis zu 100 m gleitend zurücklegen. Es sind nachtaktive Tiere, die den Tag in Baumhöhlen oder im Blätterdickicht schlafend verbringen. In der Nacht begeben sie sich auf Futtersuche, wobei sie oft jede Nacht zu denselben Bäumen gleiten. Obwohl sie generell Einzelgänger sind, kann man mehrere Tiere an einem Baum beobachten.

Nahrung

Riesengleiter sind reine Pflanzenfresser, die vorwiegend Blüten, Blätter, Knospen und Früchte zu sich nehmen.

Fortpflanzung

Nach rund 60-tägiger Tragzeit kommt meist ein, selten zwei Jungtiere zur Welt. Diese sind auffallend unterentwickelt – fast beuteltierartig - und werden von der Mutter in der gefalteten Gleitmembran geborgen. Riesengleiter dürften eine hohe Fortpflanzungsrate haben, oft kommt das nächste Jungtier zur Welt, bevor das alte entwöhnt ist. Über Alter der Geschlechtsreife oder Lebenserwartung ist nichts bekannt.

Riesengleiter und Menschen

Da sich Riesengleiter oft in Plantagen einnisten und dort Knospen und Früchte verzehren, gelten sie als Plage. Da sie jede Nacht die gleiche Route wählen, sind sie relativ leicht zu jagen. Wie viele andere Regenwaldbewohner leiden sie am Verlust ihres natürlichen Lebensraumes durch Waldrodungen. Der Philippinen-Gleitflieger gilt als gefährdet, der Malaien-Gleitflieger kommt häufig vor und ist nicht bedroht.

Systematik

Die systematische Einteilung dieser Gruppe war lange umstritten, man betrachtete sie als Verwandte der Insektenfresser oder Fledertiere. Jüngere molekulargenetische Untersuchungen teilen sie den Euarchontoglires zu, wo sie das Schwestertaxon der Primaten bilden. Die Ordnung ist fossil seit dem Paläozän belegt, Reste von Planetetherium mirable, einer verwandten Art, wurden auch in Nordamerika gefunden. Kategorie:Säugetiere ja:ヒヨケザル目 ms:Kubung

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Ev gotarê bi soranî: سیسته‌می كار ---- Di kompûterê de pergalên xebatê sererast ji kontrola û birêveberiya hardwarê berpirsiyar e. Her wiha ji pêkhatinên bingehîn ên pergalî û xebitandina bernameyên pêkanînan berpirsiyar e. Gelemperiya vê berpirsiyariyê wekî Pergala Xebatê tê binavkirin.

Destpêk

Di zimanê axaftinê de ev gotin bi piranî dema mirov
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