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Paris

Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France


Chef-lieu

Catégorie:Géographie Un chef-lieu est une ville qui est administrativement prééminente dans une division territoriale ou administrative.

En France

Le chef-lieu de département, dit communément préfecture, est la ville où siège le préfet du département et où sont généralement installés les services directement sous sa dépendance, dans un bâtiment lui aussi appelé préfecture. Dans chaque région française, l'un des départements a prééminence sur les autres, et son préfet porte le titre de préfet du département X..., préfet de la région Y... (ou inversement ?) et la ville où il siège est qualifiée de chef-lieu de région ou, communément, préfecture de région, les services étant toutefois assurés par la préfecture du département. Le chef-lieu d'arrondissement, dit communément sous-préfecture, est la ville où siège le sous-préfet de l'arrondissement, et où sont généralement installés les services directement sous sa dépendance, dans un bâtiment lui aussi appelé sous-préfecture. L'arrondissement où se trouve la préfecture du département ne dispose pas d'un sous-préfet ni d'une sous-préfecture, l'administration en étant confiés en général au secrétaire général de la préfecture du département, qui fait fonction de sous-préfet pour cet arrondissement. Le chef-lieu de canton n'a de rôle que nominal, concernant cette subdivision administrative du département que représente le canton français. C'est en général la commune la plus peuplée du canton, et aucun service spécifique n'y est formellement attaché. Dans les décennies passées, il existait dans tous les chefs-lieux de cantons une gendarmerie, une recette-perception et une justice de paix. Le chef-lieu de commune est la localité principale de la commune qui lui donne son nom (la commune de Valdeblore constituant un contre-exemple), les autres localités de la commune étant qualifiées de hameaux. Les typographes du Journal officiel réservent la majuscule à l'article précédant le toponyme aux seules localités ayant rang de commune : La Celle correspond à une commune et la Celle à un hameau.

En Suisse

Le terme chef-lieu est également utilisé pour désigner la capitale d'un canton suisse. Dans 16 des 26 cantons et demi-cantons, le territoire est subdivisé en districts. Chaque district possède une ville centrale nommée chef-lieu de district et un préfet.

En Pologne

terme gminoli

Prononciation

Dans chef-lieu le f se fait entendre (comme dans le mot chef lui-même) contrairement à chef-d'œuvre où il est muet.

À l'écran


- La Fiancée du pirate est un film de Nelly Kaplan (1969) dont l'action se passe dans un hameau où l'on passe son temps à se préoccuper de ce que l'on va penser au chef-lieu de la commune.

Île-de-France

L'Île-de-France est une région française qui regroupe huit départements. C'est la région où se situe la ville de Paris.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Île-de-France La région d'Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le par les rois Capétiens. Ses limites ont varié jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Cette province s'étendait vers l'ouest et surtout le nord et était moins vaste qu'aujourd'hui en direction de l'est et du sud. Elle formait la zone d'intérêts économique des corporations marchandes de Paris, qui ont contribué à en fixer les contours. Elle fut découpée, à la suite de la Révolution, en trois départements : Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne. La région fut reconstituée après 1945 et la décentralisation administrative à partir de 1964, puis politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces. En 1965, sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la région parisienne, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne. Les départements du Val-d'Oise, des Yvelines et de l'Essonne constituent la grande couronne. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont le Préfet avait quasiment autant de pouvoir que le Premier ministre. Cette concurence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier ministre de l'époque pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne ("remettre de l'ordre"). Ainsi, en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodelera profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express Régional (RER), et création des Villes nouvelles (Evry, Marne-La Vallée, Cergy, Saint-Quentin, Melun-Sénart).

Administration

Article détaillé : Conseil régional d'Île-de-France Article détaillé : Direction Régionale de L'Equipement Île-de-France

Politique

Article de fond : Politique de l'Île-de-France

Géographie

Article de fond : Géographie de l'Île-de-France Cette région française d'une superficie de 12 072 km², abrite la capitale de la France : Paris (75). En 1999, elle comptait 11 millions d'habitants, soit environ 19 % de la population française.

Économie

Article de fond : Économie de l'Île-de-France

Démographie

Les habitants de la région Île-de-France portent le nom de Franciliens. Article de fond : Démographie de l'Île-de-France

Culture

Article de fond : Culture de l'Île-de-France

Voir aussi


- Portail Île-de-France, pour un accès rapide à une sélection d'articles sur l'Île-de-France :

Liens externes


- [http://www.iledefrance.fr/ Site officiel de l'Île de France]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Île-de-France Île-de-France sur Wikitravel]
- [http://www.idf-paris.com/ Île-de-France et toutes ses communes sur idf-paris.com]
- [http://www.iaurif.org Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Île de France]
- [http://www.leparisien.com le Parisien]
- [http://www.pidf.com/ Comité régional du tourisme de Paris Ile-de-France]
-
Ile-de-France ja:イル・ド・フランス地域圏 ko:일드프랑스

Rive gauche

, avec les tours de la bibliothèque nationale de France en fond sur la droite]] Sur une rivière, la rive gauche est la rive située sur la gauche, losque l'on circule depuis l'amont vers l'aval.

Paris

À Paris, en France, le terme « rive gauche » désigne la moitié sud de la ville, en raison de sa situation par rapport au cours de la Seine. Par opposition à la rive droite. rive droite La rive gauche contient les arrondissements suivants :
- V arrondissement
- VI arrondissement
- VII arrondissement
- XIII arrondissement
- XIV arrondissement
- XV arrondissement (sauf l'île des Cygnes)

Voir aussi


- Rive droite Catégorie:La Seine à Paris

Gentilé

:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France. ----

Définition

Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français). Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique. Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple. On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).

Usage des gentilés

Rappelons que selon les conventions typographiques du français : # le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule, # l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule, # le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule. Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. » Cela permet même de distinguer : # « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande, # « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant). L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. » (On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. ») On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. » Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ». Ces règles peuvent différer selon les langues : # L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise. # L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole). L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules. Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne. Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type
-
-aisien
ou
-
-oisien
. Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
  - (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...

Historique

Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert. Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).

Étude de la formation des gentilés et toponymes

Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika. Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais. Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens. Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais). Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.

Voir aussi

Liens internes


- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.

Liens externes


- Wiktionnaire Catégorie:Gentilés

Sainte-Geneviève


- Sainte-Geneviève, commune française de l'Aisne
- Sainte-Geneviève, commune française de la Manche
- Sainte-Geneviève, commune française de Meurthe-et-Moselle
- Sainte-Geneviève, commune française de l'Oise
- Sainte-Geneviève, commune française de la Seine-Maritime
- Montagne Sainte-Geneviève à Paris
- Bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris

Voir aussi


- Sainte-Geneviève-de-Batiscan, municipalité de paroisse du Québec, Canada
- Sainte-Geneviève, ancienne ville sur l'Île de Montréal, maintenant dans l'arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève–Sainte-Anne-de-Bellevue, Montréal
- Sainte-Geneviève-des-Bois, commune française du Loiret
- Sainte-Geneviève-des-Bois, commune française de l'Essonne
- Sainte-Geneviève-lès-Gasny, commune française de l'Eure
- Sainte-Geneviève-sur-Argence, commune française de l'Aveyron

Attila

Attila fut le roi des Huns - une peuplade originaire des steppes qui s'était établie dans la plaine danubienne - et régna selon l'historiographie romaine de 434 à 453.

Les relations entre les Huns et l'Empire romain

Dans les faits, l'essor de la puissance hunnique en Europe commence en 422 au temps du grand-roi Ruga et connaît son apogée durant le règne de son successeur, Bleda, le frère d'Attila. Attila eu plusieurs fils, dont Ellac, son successeur officiel. Ruga, en effet, puis son successeur, aide un parti des Romains occidentaux - celui du patrice Aetius, opposé à l'impératrice Galla Placidia - d'abord à prendre le pouvoir contre sa rivale (en 433 ou 434), puis dès 435 à chasser les barbares germaniques qui s'étaient installés en Gaule. Notamment, en 436, les Huns écrasent l'armée burgonde de Gundahar (latin Guntiarius, événement qui sert de base au Nibelungenlied (Chant des Nibelungen)). Ces relations privilégiées des Huns avec l'Occident contrastent avec les luttes des Huns contre l'empire d'Orient, et expliquent en partie la future politique d'Attila. Chant des Nibelungen De fait, Ruga, est de plus en plus hostile à l'empire d'Orient et il meurt dans une expédition organisée contre celui-ci en 434, certainement empoisonné par ses neveux. La succession se fait alors au profit de Bleda, qui devient grand-roi à son tour, et dans une moindre mesure de son frère Attila qui n'hérite que des territoires occidentaux. Les années suivantes 435-440, sous le règne de Bleda, sont marquées par le triomphe des Huns face à l'empire d'Orient. Ce triomphe est avant tout diplomatique et la politique de Bleda à l'égard des Romains est pacifique. Un doublement du tribut versé par Constantinople et la promesse impériale de ne plus s'allier aux barbarres ennemis des Huns (aux peuples germaniques restés indépendants) donne les mains libres à Bleda. Aussi, les Huns étendent leur empire jusqu'aux Alpes, au Rhin et à la Vistule.

La prise de pouvoir d'Attila

Vistule Pourtant, dès 440, profitant de l'occasion qu'offre l'invasion de l'Arménie romaine par les Perses sassanides, invasion qui détourne momentanément l'attention de Constantinople des Huns, Bleda attaque à nouveau l'empire d'Orient. À ce moment, Attila n'aide son frère qu'en dernier recours, ayant entamé des pour-parlers avec l'Empire de son côté. Il ne le fait sans doute que pour éviter d'être lésé sur le partage du butin. La politique séparée d'Attila lors de la guerre de 441-442 s'explique principalement par sa volonté de négocier avec les Romains la remise des princes héritiers huns qui s'étaient réfugiés dans l'empire à la mort de Ruga, dès 435. Ceux-ci auraient hérité du royaume en cas de décès de son frère. Fin 444 ou début 445, aidé par ses vassaux germaniques, Attila réussit un coup d'État contre son frère Bleda. Deux Germains soumis aux Huns : le Skire Edika et le roi des Gépides Ardaric, fournirent en effet les forces nécessaires pour l'assassinat de Bleda qui eut lieu dans lordu de ce dernier. Attila devient alors grand-roi des Huns. Son règne dure huit ans et est marqué par un effondrement de la puissance des Huns, jusque-là patiemment bâtie sur la reconnaissance de l'empire hunnique par l'empire romain d'Orient et sur la manne financière des tributs et rançons versés par Constantinople. En réalité, il semble que dès la fin de l'assassinat, les alliés germaniques d'Attila aient influencé celui-ci en favorisant la propension qu'il avait de se croire destiné à règner sur l'univers tout entier. Ainsi, avec la collaboration d'une vache et de son gardien, ils trouvent pour Attila l'épée du dieu de la guerre, Mars, pointant hors de terre. Or, dans l'engrenage qui va mener les Huns à acquérir plus de puissance, Attila se trouve rapidement contraint à de nouvelles guerres pour récompenser et surtout garder ses fidèles Germains. Aussi, Attila se fait désigner Europæ Orbator (empereur d'Europe) et s'empare dès 445-446 de la province romaine de Pannonie-Savie (le reste de la Pannonie étant déjà tenue par les Huns). Pour maintenir la fiction de l'administration romaine, il est quand même nommé maître de la milice par l'empereur.

Attila et l'empire romain

Depuis la cuvette danubienne où il est durablement installé, Attila menace alors l'empire romain. Mais, le 27 janvier 447, un tremblement de terre détruit une grande partie de la muraille théodosienne de Constantinople et provoque une famine importante. Cette faiblesse de l'empire d'Orient permet à l'empire d'Occident d'être momentanément épargné par les visées d'Attila.

La perte du tribut oriental

Attila, profitant de l'événement, jette son armée sur l'empire d'Orient. Il s'y embourbe : en réalité, l'empire ne paye pas son tribut et les versements des sommes précédemment dues sont interrompues. Les négociations de paix durent plusieurs années, sans aucun bénéfice pour les Huns. Or, au moment même où elles vont aboutir, les tributs versés par l'Orient se tarissent définitivement. L'empereur Théodose II meurt dans un accident de cheval et le « parti des bleus » (parti des sénateurs et des aristocrates) triomphe : il est farouchement opposé à l'idée de payer les barbares pour acheter la paix. N'ayant pu envahir ni soumettre l'Orient, Attila se retrouve pris dans le jeu diplomatique d'Occident en 450.

L'épisode d'Honoria

L'épisode concerne Honoria, co-impératrice d'Occident que son frère cadet, Valentinien III veut forcer à prendre le voile pour préserver l'unité impériale. En 449, un scandale éclate et Honoria est envoyée à Constantinople pour que sa « virginité » soit mieux gardée. Celle-ci envoie alors sa bague à Attila pour lui demander de l'aide. Attila prend l'affaire au sérieux et accepte le bijou comme « dot », avant de demander la Gaule en tant qu'héritage impérial dû à sa « fiancée ». Ses exigences se heurtent naturellement à un refus. Bloqué en Orient, devant le refus de Valentinien et suite à la disparition de Honoria, Attila se trouve contraint en automne 450 de déclarer la guerre à l'empire romain d'Occident, ce qui met un terme également au tribut versé par l'Occident.

L'invasion de la Gaule

À la tête d'une armée coalisée hunno-germanique, Attila se lance au printemps 451 contre la Gaule. Cette armée réunit Gépides (les plus nombreux), Ostrogoths (dirigés par 3 rois frères dont le père du futur Théodoric le Grand), Skires, Suèves, Alamans, Hérules, Thuringiens, Francs, Burgondes, Alains, Sarmates, elle est majoritairement germanique et les Huns n'en composent qu'une infime partie. Les tactiques qui ont précédemment fait leur succès contre les « civilisés » ne sont donc plus à l'ordre du jour. Le 7 avril, Attila brûle Metz. La Gaule lui résiste, d'abord à Paris sous l'impulsion de sainte Geneviève, puis à Lyon, à l'instigation de saint Aignan. Attila est définitivement vaincu par une autre armée barbare, menée par le patrice romain Aetius représentant l'empereur Valentinien III, mais surtout grand connaisseur du grand-roi. À Orléans, où il compte franchir la Loire, le roi hun trouve face à lui les Wisigoths de Théodoric Ier et l'armée romaine d'Aetius, en réalité composée de tous les peuples établis en Gaule à cette époque : Alains, Francs, Burgondes,
gentiles sarmates, Saxons, lètes (colons barbares), Armoricains et même des Bretons venus d'Outre-Manche... Les Huns sont repoussés et c'est à 5 milles romains (7,5 km) de Troyes que la bataille finale a lieu, sans doute moins d'une quinzaine de jours plus tard, dans des champs près du village de Maurica ou Mauriacus (latin campus mauriacus, improprement identifiés par la suite comme les « champs catalauniques » près de Châlons-en-Champagne). À la suite du carnage, Attila reste un moment en Gaule ; puis se retire vers le Rhin. Au printemps 452, il attaque à nouveau en Italie. L'armée d'Attila prend Aquilée, Padoue, Vérone, Milan, Pavie et se dirige vers Rome. Valentinien décide de négocier. Conduite par le pape Léon Ier, par le préfet Trigetius qui a déjà traité avec les Vandales de Genséric, et par le consul Aviennus une délégation romaine va au devant du roi des Huns et obtient un armistice.

La fin

Dans le même temps, les troupes du nouvel empereur oriental, Marcien, ont franchi le Danube et menacent le cœur de l'empire hunnique. Aussi, Attila se retire en Pannonie. De retour dans son
ordu, le grand-roi meurt subitement, au printemps 453, peut-être empoisonné, sans doute d'une hémorragie à la suite d'un festin donné à sa cour pour ses dernières noces. Attila reçoit des funérailles royales et est enterré dans un triple cercueil, probablement sous le lit du fleuve Tisza (dans la Hongrie actuelle), temporairement détourné pour l'occasion. Son fils Ellac]lui succède.

L'image légendaire d'Attila

Attila est surtout connu dans l'historiographie et dans la tradition chrétienne occidentale pour avoir été le fléau de Dieu, ce qui lui a conféré une image des plus sombres. En réalité, ce fils du roi d'un des peuples les plus puissants de son temps est devenu aux yeux des Européens occidentaux l'image emblématique du souverain-guerrier nomade, se confondant dans l'imaginaire populaire avec les traits que l'on prêtera plus tard à [[Gengis Khan]] : sanguinaire, aimant la guerre et les pillages par-dessus tout, cruel et rusé. Or, cette vision est en grande partie inexacte : non seulement les Huns d'Attila était un peuple turc qui accueillait de nombreux Germains en son sein, à tel point que ces derniers étaient largement majoritaires dans la coalition du campus mauriacus, mais aussi la cour d'Attila était sans doute l'une des plus raffinées de son temps, qui avait repris nombre d'usages romains. Cependant, l'époque à laquelle vécut Attila - vers la fin de l'empire d'Occident, son opposition avec le général [[Aetius
, par ailleurs nommé le dernier des Romains et l'origine de son peuple ont frappé l'imaginaire collectif et contribué à faire d'Attila la figure typique du barbare s'opposant à la civilisation, ce qui ressort dans les nombreux films ou œuvres dans lesquels ce dernier apparaît. Dans le chant des Nibelungen (fondé sur l'écrasement des Burgondes par les Huns et popularisé au XIXe siècle par Richard Wagner), connu dans une version du , Attila apparaît sous le nom de Etzel, noble et généreux allié. Il est aussi dépeint dans les légendes germaniques sous les traits de Atli, cruel et assoiffé d'or. Ces deux aspects montrent quelles peuvent être les différentes facettes de la vérité. Enfin, en raison de l'historiographie nationale, il ne faut pas oublier quAttila, nom d'origine germanique et plus précisemment d'origine gotique, a disparu partout sauf en Hongrie actuelle, où ce prénom est toujours autant populaire. ---- Attila est le titre d'une des dernières tragédies de Pierre Corneille alors sur le déclin. La faiblesse de cette pièce par rapport à ses plus grands chefs d'œuvre a suscité le commentaire suivant de Boileau (la précédente tragédie de Corneille avait pour titre Agésilas) : :« J'ai vu Agésilas, hélas ! :— Mais après l'Attila, holà ! » ---- Inspiré par les travaux récents des historiens, "Le Chamane d'Attila", roman de l'écrivain hongrois Tibor Fonyodi (paru en français aux éditions Pygmalion en 2005) dépend la civilisation des Huns de manière nouvelle. Il souligne le rôle fondamental de la spiritualité dans leur culture, une civilisation au vrai sens du terme, dont les Hongrois furent les héritiers et qui est encore sans doute celle des peuples vivants dans les steppes eurasiennes aujourd'hui. L'auteur a déclaré dans une interview que son but avait été, avec "Le Chamane d'Attila", d'écrire un roman fantasy, une sorte de "Seigneur des Anneaux" qui puisait dans la mythologie des Huns. ---- Son nom a été repris pour un logiciel de cms attila-php. Catégorie:Huns Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique Catégorie:Hongrie Attila ja:アッティラ ko:아틸라 ms:Atilla

Chronologie de Paris

Préhistoire


- 40000 av. J.-C. Attestation de présence humaine sur le site de Paris.
- 4200 av. J.-C. Attestation d’habitation permanente à Paris. Lors de fouilles en 1991 à Bercy, mise à jour de plusieurs pirogues en chêne, un arc et des outils, entre autres.

Antiquité


- Vers 100 av. J.-C. Premières monnaies d’or des Parisii.
- Mai 52 av. J.-C. Bataille de Lutèce. Victoire de Labienus, lieutenant de Jules César, sur les Senons et les Parisii. Ces derniers occupent le site depuis plusieurs siècles. Les Gaulois préfèrent détruire les ponts et incendier eux-mêmes leur cité plutôt que d’y laisser entrer les Romains. L’incendie de la Lutèce gauloise permettra aux Romains de doter la ville d’une structure romaine rapidement, d’autant qu’avec sept collines et un fleuve, le parallèle avec Rome est facile.
- Entre 14 et 37. Les nautes de Lutèce élèvent une colonne en l’honneur de Jupiter : c’est le fameux « pilier des Nautes » mis à jour sous les fondations de Notre-Dame.
- Entre 50 et 100 ap. J.-C. Construction du forum de Lutèce.
- 65-66. hiver glacial.
- Entre 100 et 200. Construction à Lutèce de trois thermes alimentée par un aqueduc de 16 kilomètres longeant la Bièvre, d’un amphithéâtre de 17 000 places et d’un théâtre de 3 000 places, notamment.
- Vers 250. Martyre du premier évêque de Lutèce, saint Denis. Ce dernier fut l’un des sept évêques envoyés en Gaule pour l’évangéliser. Les succès enregistrés provoquèrent la haine des païens qui le firent décapiter sur la colline de Montmartre. La légende précise que saint Denis pris alors sa tête dans ses mains ; c’est la représentation la plus classique du futur saint patron de la France.
- 275 ou 276. Saccage probable par des envahisseurs germains de la rive gauche de la cité.
- 291-292. Hiver particulièrement glacial. La Seine gèle ; c'est la première mention de ce type qui soit parvenue jusqu'à nous.
- Vers 300. Lutèce devient Paris.
- Vers 308. Construction d’un rempart autour de l’île de la Cité afin de la protéger des envahisseurs germains.
- Mars 346. 20 jours consécutifs de pluie en mars. Inondations.
- 360. Concile à Paris sur l’hérésie arianiste. Ce mouvement religieux chrétien typique des « barbares » ne reconnaît ni la divinité du christ, ni l’autorité du pape. L’arianisme, via les invasions barbares, s’impose peu à peu à travers l’Europe entière. Paris devient, plus que Rome elle-même, la ville la plus hostile à l'arianisme et s'attache à rester fidèle au christianisme romain, le catholicisme.
- Vers 385. Passage à Paris de saint Martin qui guérit un lépreux à la porte Nord de la cité par un simple baiser et une bénédiction.
- Novembre 397. « été de Saint-Martin » du 8 au 11 novembre : « les roses refleurissent ».
- 451. Attila et ses Huns aux portes de Paris. Sainte Geneviève (v. 422-v. 502) dissuade les habitants de fuir la ville. Attila épargne Paris et prend la direction d’Orléans. Sainte Geneviève devient dès lors le personnage politique le plus en vue de la cité. Sainte Geneviève était la fille unique d’un Franc romanisé, Severus, magistrat de la ville. Selon le droit romain, elle hérite de la fortune de son père et de l’aura liée à sa charge.
- 464. Blocus de Paris par le roi franc Childéric Ier.
- Vers 475. Construction d’une basilique à l’emplacement du tombeau de saint Denis.
- 486. Sainte Geneviève négocie avec Clovis la soumission de Paris à son autorité. Clovis vient de remporter une victoire décisive sur le romain Syagrius, mais sainte Geneviève lui interdit toute entrée à Paris. Il assiège la ville où une famine se déclare. Sainte Geneviève organise le ravitaillement, et Clovis lève le siège. Cette situation tendue entre Paris et Clovis perdure pendant dix ans. Paris est alors un îlot catholique au milieu d’un océan dominé par l’arianisme, et sainte Geneviève ne veut pas couper définitivement les ponts avec Clovis, roi païen et pas arianiste comme tous les autres rois barbares. La défaite de Syagrius, « le dernier des Romains », marque la césure parisienne entre la l'Antiquité et le Moyen Âge, ou plutôt l'Antiquité tardive.

Moyen Âge

Haut Moyen Âge


- 494. Clovis se laisse progressivement convaincre par son entourage catholique de se convertir. Les avantages politiques apparaissent en effet évidents, car de nombreuses cités restées farouchement catholiques, comme Paris, appellent de leurs vœux un roi catholique. Premier signe de cette conversion progressive, le baptême de son fils. Hélas, ce dernier meurt peut après le sacrement, déclenchant une colère noire de Clovis qui assiège alors Paris. Sainte Geneviève organise le ravitaillement de la ville. Clovis lève le siège.
- 496 ou 498. La conversion de Clovis au catholicisme à Reims est accueillie par la liesse à Paris qui ouvre désormais en grand ses portes aux Francs convertis. La reconquête face aux hérétiques ariens peut commencer. Clovis est en effet le seul monarque catholique en exercice ; la France hérite du surnom de « Fille aînée de l'Église ».
- 3 janvier 500 ou 502. Décès de sainte Geneviève. Elle est inhumée au sommet de la « montagne » qui portera désormais son nom. Clovis y fait bâtir la basilique des saints apôtres, plus tard débaptisée Basilique Sainte-Geneviève. Elle devient plus tard la patronne de la ville.
- 508. Clovis fait de Paris la capitale de son royaume.
- 510. Proclamation de la Loi salique. Afin de se positionner en refondateur de l’état de droit, Clovis fait rédiger entre 508 et 510 le premier code de lois français. Jusqu’à la Révolution française et la rédaction du Code Napoléon, ce code législatif reste à la base de la législation en usage. L’égalité entre Francs et Gallo-romains, la liberté de mariage, et la fin de la coutume du « droit de vengeance » y sont notamment proclamées.
- Vers 540. Construction de la cathédrale Saint-Étienne, plus tard Notre Dame.
- 577. Chilpéric fait réparer l’amphithéâtre romain et y donne des spectacles.
- 582. Chilpéric convertit de force de nombreux juifs parisiens.
- Février 583. Première crue importante de la Seine mentionnée.
- 583-584. hiver très doux. Des roses au mois de janvier !
- 585. Grand incendie qui ravage toute l’île de la Cité. Seule la cathédrale reste indemne
- 10 octobre 614. Concile sur la liberté des élections épiscopales et sur la juridiction des évêques sur les clercs. Depuis 585, et le concile de Clermont, les évêques étaient déjà librement élu par les clercs et le peuple.
- 654. Décès de l’évêque Landry qui aurait été le fondateur de l’Hôtel-Dieu vers 651. Contrairement aux autres institutions d’assistance qui verront le jour par la suite, l’Hôtel-Dieu reçoit tous les miséreux et les malades, sans distinction. C'est, de fait, la première institution hospitalière, concept totalement inconnu de l'Antiquité.
- 28 juillet 754. Onction royale de Pépin le Bref, Carloman et Charlemagne par le pape Étienne II à l’abbaye de Saint-Denis. Cette dernière obtient le privilège d’une foire annuelle.
- 763-764. hiver très rigoureux du 30 octobre au 10 février. La mer gèle en Normandie ! La Seine gèle sur toute son épaisseur à Paris. Il tombe jusqu'à 10 mètres de neige dans certaines régions. Oliviers et figuiers détruits. Grande famine par la suite.
- 820. Attestation de la plus ancienne rue de Paris : la rue Saint-Germain.
- 28 mars 845. Les Normands sous les murs de Paris pour la première fois. À la tête des 120 bateaux Vikings pour 6 000 hommes, le Danois Ragnar Logrok. Charles le Chauve verse 7 000 livres d’argent pour obtenir leur départ.
- 845. Famine suite aux aléas climatiques et aux destructions normandes.
- 855 à 876. On recense onze famines en vingt ans.
- 28 décembre 856. Deuxième raid normand sur Paris qui incendient la ville.
- 12 juin 857. Nouveau raid normand.